Stéphane Carassou « Je souhaite que chacun soit au niveau de l’enjeu »

En 2008 son visage était méconnu de nombre de Toulousains. Cinq ans ont passé… Stéphane Carassou fait désormais partie de la garde rapprochée du maire, et s’est imposé à la mairie comme à la communauté urbaine comme « le » spécialiste logement de la maison Cohen. En mode conseiller municipal délégué au Capitole ou dans la peau d’un vice-président du côté de « Toulouse Métropole », ce socialiste pur sucre, s’apprête à être l’un des architectes de 2014… Un entretien qui n’oublie pas de se la jouer frontal avec l’opposition.

Quelle opinion avez-vous de l’action de Cécile Duflot, la ministre du logement ?

C’est une ministre engagée sur un sujet déclaré comme prioritaire par le Président de la République. Elle sait écouter et sait également se faire entendre.

Toulouse vient d’atteindre les 20% de logements sociaux aujourd’hui imposés dans le cadre de la loi Solidarité et Renouvellement Urbain. Ce résultat était pourtant attendu et prévu pour 2014… Comment expliquer cette avance dans le calendrier ?

C’est avant tout la réussite de la clarté politique sur la question logement, portée par Pierre Cohen. Nous avions un cap pour répondre à cette problématique, afin de permettre l’accès à la ville pour tous. Nous devons également saluer la qualité des partenariats avec les bailleurs sociaux, l’Etat et bien d’autres acteurs. Tout le monde a sa part dans l’atteinte de cet objectif.

Pouvez-vous nous dire, presque nous avouer, que les prix de l’immobilier ont explosé à Toulouse ces dernières années ?

C’est certes une réalité, mais qui a tendance à s’atténuer… Entre 1999 et 2009, on a observé un doublement à l’achat des logements neufs, et une multiplication par deux et demie pour l’ancien… Sur ces dix années, nous avions également une croissance moyenne des loyers de 3,3% par an, mais sur ces deux dernières années nous sommes redescendus à 1,2%. Cette baisse est aussi due à des politiques volontaristes qui font que l’on répond de plus en plus aux besoins.

Quel bilan tirez-vous de l’action de vos prédécesseurs en matière de logement ?

En 2008, nous avions hérité d’une ville dans laquelle les acteurs privés avaient le champ libre… Il y avait également une absence absolue de foncier public, ce qui tendait à faire penser qu’il n’y avait aucune stratégie ! Je suis assez sévère sur les actions passées.

Quelle sera la place du logement dans la prochaine campagne municipale ?

Elle sera à mon avis majeure, mais vous savez je trouve que les rendez-vous démocratiques sont toujours utiles. Ce qui fait la force du travail de notre équipe municipale, c’est que nous sommes aujourd’hui capables de rendre compte de ce qui a été fait, et de faire également partager une réflexion sur la ville qui porte loin le regard et la vision.

Redoutez-vous cette entrée en campagne ?

Vous ne pouvez pas être élu et redouter ce type d’échéance. Nous y allons en ayant tenu nos engagements et en ayant redonné du sens à l’action politique. En revanche, je souhaite que chacun soit au niveau de l’enjeu… Et j’entends déjà ci et là des approches de notre principal opposant qui me laissent supposer du contraire.

« L’entrée en campagne de Mr Moudenc ne correspond pas à la vision que nous portons »

 

Faites-vous ici référence aux propos de Jean-Luc Moudenc, tenus dans le cadre de l’émission « Le Grand Plateau » de notre web tv, qui a parlé de « calcul minable et électoraliste de Pierre Cohen » en visant la posture du maire vis-à-vis du FN ? « Il veut faire monter l’extrême-droite dans notre ville » a-t-il ajouté…

C’est inacceptable ce qui a été dit ! Nous ne jouons pas à ce jeu-là… A quel moment peut-on nous accuser d’avoir une telle stratégie d’instrumentalisation de l’extrême-droite ? Sur quoi ? Sur quelles bases et quels faits ? L’entrée en campagne de Mr Moudenc ne correspond pas à la vision que nous portons.

Vous aviez jusqu’à présent plusieurs groupes d’opposition qui vous faisaient face en conseil municipal. Comment vivez-vous les actuels rapprochements de François Chollet et Marie Déqué avec Jean-Luc Moudenc ?

Je suis bien entendu l’actualité, mais tout ça a tout de même l’air très douloureux pour eux. On voit bien que le rapiéçage de dernière minute n’est pas encore tout à fait au point… Mais je pense qu’il perdure entre eux des différences de fond  sur la vision de la ville, de la métropole ou même sur la manière de faire de la politique qui ne vont pas s’effacer. Ces fractures fondamentales existent, restent et resteront.

Mais votre majorité vit aussi des moments délicats avec les désirs d’autonomie des écologistes et d’une partie du Front de Gauche…

Certains d’entre nous ont pris des positions sur les prochaines municipales, mais dans notre quotidien de l’action municipale, cela n’a rien changé. Je ne ressens pas de tensions ! La stratégie nationale des écologistes a toujours été de partir seuls au premier tour, et leur position d’aujourd’hui n’a donc rien d’étonnant. D’ailleurs en 2008 nous avions une configuration toulousaine atypique de liste unique pour faire tomber le Capitole. Il n’y a donc rien d’illégitime à ce désir actuel d’autonomie… Même si nous portons ensemble un bilan et que tout reste ouvert.

Que voulez-vous sous-entendre ?

Que nous allons continuer à discuter… Tout ce qui pourra permettre de converger sera bon à prendre.

Thomas Simonian

 

 



2 COMMENTAIRES SUR Stéphane Carassou « Je souhaite que chacun soit au niveau de l’enjeu »

  1. Jean-Michel Lattes dit :

    C’est curieux…. Toulouse a atteint le seuil mais pas Ramonville. Il est plus facile d’atteindre 20% en partant de 18,5 que de Ramonville qui était à 13,5% en 2008. Au fait, qui était le maire de Ramonville durant 19 ans à cette période ? Bref sa ” volonté ” politique ne s’est révélée qu’à Toulouse. C’était sans doute plus facile de partir de 18,5 que de 13,5 pour atteindre le seuil.

  2. HERNANDEZ dit :

    LES LOCATAIRES DES LOGEMENT QUI CE TROUVE ALLEES DES SOUPIRS…?LES LOCATAIRES PAYENT UN LOYER CERTAINS DE PLUS DE 789.EUROS PAR MOIS..?DES BATIMENT QUI, DATE DES ANNEES 1934…ILS PAYENT DU VIEUX AUX PRIX DU NEUF..?LES LOGEMENTS NE SON PAS AUX NORMES EN VIGUEURS..?ILS ARRETE LE CHAUFFAGE LE SOIR A 23.HEURES..JUSQUA 5.HEURES DU MATIN..?ET LES LOCATAIRE PAYENT TOUS LES MOIS PLUS DE 69;67..D’EUROS…PAR MOIS DE CHAUFFAGE.?CE QUI FAIT PAR AN..836;04..D’EUROS….?IL NI A PAS A TOULOUSE 12.MOIS D’HIVER..?LES LOCATAIRES NE SON PAS RESPECTER…?HABITAT TOULOUSE A TRES PEUS DE RESPECT POUR LES LOCATAIRE DES ALLEES DES SOUPIRS..?ILS NE PENSE QU’A L’ARGENT A HABITAT TOULOUSE.?LES LOCATAIRE PAYENT LE CHAUFFAGE TOUS LES MOIS…?ET ILS ARRETE LE CHAUFFAGE A 23.HEYRES..POUR LE REMETTRE A 5.HEURES DU MATIN…?ILS FONT DES ECONOMIES SUR LE DOS DES LOCATAIRES.?QUI ON COMME…MON PERE. A…DES RETRAITES DE MISERE…. ..1000.EUROS PAR MOIS..MON PERE A DE RETRAITE..ET UN LOYER HABITAT TOULOUSE DE PLUS DE…789.EUROS PAR MOIS..??VOILA LE SOCIAL QUE FAIT HABITAT TOULOUSE EN 2014..?AVEC L’ACCORD DE LA MAIRIE…??LES LOCATAIRES DES ALLEES DES SOUPIRS…VIVENT DANS DES CONDITIONS DEPLORABLES..?CELA NE PEUT PLUS DURER…?OU ALOR TROUVER A MON PERE UN NOUVEAUX LOGEMENT AVEC CHAUFFAGE ELECTRIQUE CELA ET PLUS FONCTIONNEL.?EN 2014…IL VOUS FAUT..ANTICIPER LE FUTUR…?A HABITAT TOULOUSE….?ON ET PLUS EN 1900…MAIS EN 2014…?VOUS FAUT RELATIVISEZ…A HABITAT TOULOUSE…?LES LOCATAIRE NE SON NI DES MOUTONS ET ENCORE MOINS DES ZOMBIES..??SE SON DES ETRES HUMAINS QUE LON DOIT RESPECTER..??LES LOCATAIRES ON DES DROITS..???????QUIL FAUT RESPECTER…??A HABITAT TOULOUSE…….???

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