Romain Cujives «J’aimais déjà ma ville quand elle était de droite»

27 ans
Parti socialiste – Conseiller municipal délégué (Toulouse)- Elu au Grand Toulouse – Membre du bureau national des Jeunes socialistes
Personnalité politique l’ayant le plus marqué : François Mitterrand

Personnalité étonnante que celle de ce jeune élu de la «ville rose». Ce fils d’un politique bien connu de notre région, a su rapidement se faire un prénom en héritant d’une délégation auprès de Pierre Cohen. Son apprentissage citoyen s’est fait dans la rue, en tant que responsable du MJS (Mouvement des Jeunes Socialistes), lui qui était la figure de proue des manifestations toulousaines contre le CPE de De Villepin en 2006. Pourtant, Romain est convaincu qu’il aura deux vies. La politique est une passion, mais certainement pas sa raison de vivre. Aujourd’hui, il est dans l’action au Capitole : «Mon obsession est de relire le plus souvent possible notre programme électoral pour tenir mes engagements. En 2014, je souhaite ne pas avoir à rougir de notre bilan. Nous sommes comptables de nos promesses.»

Un père élu, cela explique-t-il cette passion pour la politique ?

Je dis souvent la même chose… J’ai l’impression que cela ne m’a pas influencé, mais qu’est-ce que je serais naïf de le croire ! Mon père a fait la campagne de 81 et à l’âge de trois ans, je donnais une rose à François Mitterrand au Parc des expositions. Forcément cela a dû jouer ! Mais ce n’est pas tout… Très tôt mon contexte familial m’a surtout transmis le goût du débat. Aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours été passionné par l’actualité, par la lecture de quotidiens ou par le 20 heures à la télévision. Mais on m’a toujours dit «Passe ton bac d’abord !», et j’ai donc attendu mon entrée en fac pour m’impliquer concrètement.

Comment se retrouve-t-on à 23 ans, sur la liste de Pierre Cohen ?

Je suis vite devenu secrétaire national du Mouvement des Jeunes socialistes, en charge à l’époque de la démocratie locale en vue des élections municipales. J’ai donc proposé à ce moment-là ma candidature à Pierre Cohen, qui m’a soutenu et qui a souhaité que je sois sur sa liste. J’ai donc été le benjamin de l’équipe qui a su faire «basculer la mêlée.»

Que vous apporte votre mandat d’élu municipal ?

Quand on prend collectivement les rênes de la quatrième ville de France, ça apprend la modestie ! L’exercice du mandat permet de se poser, car le rythme de l’élu est différent de celui du militant. Il s’inscrit dans la durée. Mais c’est aussi comprendre que Toulouse a une histoire qui dépasse les individus qui sont aux affaires. Cette ville a été façonnée pendant des années par des politiques dont je ne partageais pas les idées, et pourtant j’ai toujours aimé Toulouse… J’aimais déjà ma ville quand elle était de droite.

Vos ambitions personnelles ?

Si on fait de la politique, c’est que l’on pense que l’on a des petites choses à apporter. Et plus on a des responsabilités, plus nos idées sont réalisables… Donc je ne cache pas mes ambitions. Les responsabilités m’intéressent. Mais je suis dans le respect de la temporalité. Je ne suis pas quelqu’un de pressé et j’avance à mon rythme.



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