Richard Cuartero, candidat presque Nouvelle Donne aux sénatoriales

Richard Cuartero

La gauche n’en finit pas de se diviser. Aux prochaines élections sénatoriales, Richard Cuartero, Nouvelle Donne, présente une liste plurielle et sans étiquette. Explications.

« Je suis Nouvelle Donne, je suis un homme de gauche », affirme d’emblée Richard Cuartero. Depuis le mois de juillet, cet ancien socialiste pense sa candidature à la manière d’un « homme d’entreprise, organisé et structuré ». Il a effectué une sorte d’étude de marché des élus haut-garonnais : « Avant de partir, il faut savoir si on a une chance, j’ai questionné beaucoup d’élus et j’ai fait tout un travail de de communication pour toucher les grands électeurs », raconte le candidat. Résultat, « je serai élu, le numéro 2 le sera aussi, après c’est du domaine de la surprise ».  Son équipe est prête, composée « d’un maire, de deux conseillers municipaux et de personnes issues de la société civile », dévoile-t-il, énigmatique. La liste, sans étiquette, portera des valeurs « centre gauche ». Dans ce contexte de crise politique « gravissime », qui touche la droite comme la gauche, il voit une brèche dans le système qui permettra peut-être de construire « un centre de l’union ». En revanche, il ne portera pas les couleurs de Nouvelle Donne, « qui ne peut pas encore matériellement préparer les investitures », avoue-t-il.

Du PS à Nouvelle Donne en passant par le PRG

Richard Cuartero a un parcours politique atypique. D’abord militant socialiste pendant 15 ans, il a soutenu la campagne de François Hollande à Toulouse. Rapidement « déçu par la politique mise en œuvre », il quitte le parti, puis se tourne vers le PRG. Enfin pas exactement. « J’ai voulu soutenir Alexandre Marciel (ancien élu PRG auprès de Pierre Cohen, qui n’a pas été reconduit sur la liste du maire sortant), un homme vraiment bien. Lorsqu’il a été évincé par son propre parti, j’ai démissionné ». Sans concession, Richard Cuartero « croit dans les hommes » et non dans les partis. Son dernier béguin politique : Patrick Jimena, candidat EELV aux municipales à Colomiers. Membre de la liste, il a vécu la défaite à 180 voix d’écart avec Karine Traval-Michelet. Loin de le décourager, cette expérience « m’a redonné espoir et m’a poussé à me présenter. On a vu qu’on pouvait inventer quelque chose de nouveau », s’enthousiasme Richard Cuartero. Avec les élections sénatoriales, il se présente en son nom pour la première fois : « C’est une vraie opportunité, un sénateur peut avoir du pouvoir : analyser, contester et proposer des lois ».  Le slogan de sa future profession de foi ?



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