Rentrée du département : Georges Méric affirme son style

Rentrée Georges Méric

Le président du Conseil départemental Georges Méric a tenu sa conférence de rentrée ce matin. Au programme, crise agricole, développement durable, transports, la négociation avec Toulouse métropole sur les compétences… A travers toutes ces thématiques, Georges Méric impose ‘‘sa pate’’ par rapport à son prédécesseur…

 

« Il n’y a pas de rupture politique, mais il y a une césure dans le mode de travail et le management », prévient Georges Méric, qui évoque « le travail en équipe et une symbiose entre l’exécutif et l’administration ». Six mois après son élection, le président a fini de mettre en place ses équipes : le cabinet et les différents directeurs de services sont en place. Il définit une méthode, où la prise de décision se veut collégiale. Dans cette démarche, le Conseil départemental, lance un grand sondage dans la population sur les prérogatives qui sont les siennes. Une sorte d’enquête de satisfaction qui a été encartée dans le journal institutionnel envoyé à 700 000 haut-garonnais. Il est possible d’y répondre via le site web du département, qui a été entièrement refait. « Les questionnaires seront dépouillés en janvier, puis nous ferons une synthèse et nous en présenterons le compte-rendu », explique le président.

Au-delà de la méthode, Georges Méric réaffirme sa ligne politique. L’éducation reste « la priorité des priorités » : « En décembre, nous devrions annoncer la construction de 5 ou 6 collèges d’ici la fin du mandat ». Cela se décidera au moment du débat d’orientation budgétaire. En attendant, le président du département insiste sur deux points : « le maintien de la gratuité des transports scolaires et le maintien de l’aide au paiement des cantines dont bénéficie 38 % des collégiens », précise-t-il, comme pour marquer sa différenciation avec la politique de la ville de Toulouse… « La gauche et la droite, ce n’est pas pareil ! La droite augmente les impôts, renonce à la gratuité de la cantine… Je suis de gauche, je veux défendre les familles et je ferai tout pour maintenir la fiscalité du département », lance-t-il. Dans cette veine, Georges Méric a annoncé la création de 3 nouveaux ‘‘points d’info énergie’’ « dont le rôle est de conseiller les habitants sur la réhabilitation de leur logement, afin de réaliser des économies d’énergie ». Le Conseil départemental vient également en aide aux agriculteurs avec « une aide exceptionnelle de 120 000€ » dédiée aux éleveurs. « Chaque année, nous accordons un budget de 2 millions d’euros à l’agriculture, dont 1 million est consacré à l’élevage », rappelle Georges Méric.

Les bras de fer à venir

Comme l’a également annoncé Jean-Luc Moudenc en conférence de presse, cette année va être marquée par la négociation autour des compétences entre le département et la métropole. Conformément à la Loi Notre, Georges Méric va devoir céder certaines de ses attributions : « 9 compétences sont concernées : nous savons déjà que la voirie passera à la métropole et que les collèges resteront sous l’égide du Département, il en reste 7 à identifier. » Il souhaite une discussion « dépassionnée », dans un « esprit constructif ».

Le ton est plus ferme lorsqu’il aborde le dossier « PLB » (Prolongement de la ligne B de métro jusqu’à Labège). L’avis favorable avec réserves de la commission d’enquête publique n’a pas fait avancer les postures de chacun. Jean-Luc Moudenc (qui défend la 3ème ligne de métro) soulève les points faibles du projet notamment sur le financement et le calendrier. « Nous avons des lectures différentes, moi je vois que l’avis est favorable et je demande à Jean-Luc Moudenc de lancer l’appel d’offres pour le PLB afin de lever les doutes sur le coût du projet. »

Sur le sujet de la privatisation de l’aéroport, Georges Méric reste également ferme sur sa position, qui est le rachat des 10,01% restant à l’Etat par les collectivités locales (La Région, le département et la ville de Toulouse), la CCI de Toulouse et le crowdfunding (via la plateforme Wiseed) : « Je réunis une table ronde sur le sujet entre tous ces acteurs en octobre », signifie-t-il. Pour l’heure, les parts en question ne soient pas à vendre, « mais nous avons fait valoir au Premier ministre que nous serions intéressés le cas échéant ».

Reste un dossier où la position de Georges Méric est encore à définir : le projet du centre commercial Val Tolosa à Plaisance du Touch. Avant de se prononcer, il se questionne sur la pertinence de ce projet, dans les cartons depuis 12 ans : « Depuis la vie a changé, les modes de consommation ont évolué, les gens souhaitent plus de proximité, d’autres projets de centres commerciaux ont vu le jour dans la région… » On en saura plus dans quelques semaines, mais le président du Département semble sceptique.

 

 



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