[Rencontre] Damien Laborde : « Le maire de Colomiers doit quitter l’exécutif de la métropole »

XXL Damien LabordeAvenir. Le jeune leader de l’opposition columérine s’agace du comportement de Karine Traval-Michelet à la métropole, et soutient la position de Jean-Luc Moudenc concernant les taux d’imposition. Il annonce également au JT son envie de faire partie de la liste de la droite et du centre aux Régionales.

 

Alors que la métropole vient d’adopter une hausse de la fiscalité de 7,5 % sur deux années consécutives, la ville de Colomiers annonce, elle, une stabilité. Quelle analyse avez-vous ?

Certes Colomiers a annoncé cette année une stabilité de la fiscalité locale, mais Karine Traval-Michelet (maire de la vile, ndlr) a tout de même promis durant son mandat une hausse de 10% de la taxe foncière, et ce malgré ses promesses de la campagne municipale. Concernant la hausse proposée par Jean-Luc Moudenc à la métropole, elle est due à la situation financière laissée par la majorité précédente … Il faut pouvoir dégager les ressources nécessaires notamment en matière d’investissement. Je pense notamment au nouveau Parc des expositions, à l’Oncopole ou au projet LGV. Tous ces dossiers sont à finaliser mais Pierre Cohen nous a laissé sans moyens ; notre majorité a pris ses responsabilités.

Comment expliquez-vous tout de même que la fiscalité puisse être aussi bien maitrisée sur Colomiers ?

Cela ne s’explique que par une seule chose : nous avons la chance d’avoir Airbus sur notre territoire. Quand vous êtes sur une commune qui accueille la plus grosse usine de France, cela permet de dégager des recettes nettement supérieures à d’autres municipalités comparables. Sans Airbus, Colomiers ne pourrait pas se payer des équipements comme le complexe sportif de Capitany ou la médiathèque.

Le maire de Colomiers est également vice-président de la métropole, le 1er adjoint (Arnaud Simion, ndlr) est désormais conseiller départemental, et l’adjoint aux sports (Philippe Briançon, ndlr) est conseiller régional … Est-ce une mainmise de Colomiers sur les collectivités ?

Avant toute chose, je n’admets pas le fait que le groupe socialiste à la métropole, qui siège dans l’exécutif via notamment Karine Traval-Michelet, ait pu franchir la ligne rouge en s’opposant à l’augmentation des taux d’imposition. À partir du moment où Mme le Maire a décidé de franchir cette ligne rouge pour montrer sa désapprobation, il ne lui reste qu’une seule chose à faire : démissionner de son poste de vice-présidente. Imaginons dans une municipalité un adjoint qui ne voterait pas le budget … Il serait débarqué dans la foulée ; sa démission serait forcément provoquée. Si donc Karine Traval-Michelet veut aller au bout de son argumentaire politique, elle nous doit cette démission de l’exécutif de la métropole. Pour le reste, il est vrai qu’il y a une emprise columérine sur les collectivités locales, et je note que c’est toujours les mêmes que l’on retrouve … Cela n’augure rien de bon pour la suite, et surtout pas pour la démocratie dans la ville de Colomiers.

C’est donc la fin du consensus à la métropole ?

Quand il y a désaccord sur un vote aussi important que celui de la fixation des taux d’imposition, on peut penser en effet que c’est un point final qui a été donné par le PS au consensus voulu par le Président Moudenc. Ils n’ont plus rien à faire dans l’exécutif. Ils ont posé un acte politique clair.

« Régionales : mon choix se porte sur Dominique Reynié »

Suite à la récente défaite des départementales, comment la droite haut-garonnaise doit-elle se réorganiser ?

Un constat d’abord : nous sommes donc dans le département le plus socialiste de France. Mais même si nous n’avons remporté que trois cantons, il faut signaler que la droite et le centre ont progressé en termes de voix. Nos idées progressent sur ce territoire, et c’est de bonne augure avant les Régionales. Il faut donc se retrousser les manches, mailler le département, ne pas lâcher le terrain et surtout continuer à discuter avec les partenaires centristes. C’est à la nouvelle génération de droite d’inverser la vapeur, même si, avouons-le, rien ne sera facile. Le travail paiera sur le long terme.

Restez-vous optimiste pour les Régionales ?

Je suis de nature résolument optimiste et heureusement ! Sinon je changerais de région, de département et de ville (rires.) Il faut foncer.

Etes-vous candidat à la candidature pour figurer sur la liste régionale d’union UMP-UDI ?

Oui, j’envisage d’être candidat sur la liste aux régionales. Il me paraîtrait logique que la deuxième ville du département puisse être représentée sur cette liste. Ce serait une première, et cela permettrait justement de contrer cette mainmise du PS columérin sur les différentes instances existantes.

Etiez-vous favorable à une fusion avec Languedoc-Roussillon ?

Je soutenais davantage l’idée de s’allier avec l’Aquitaine. Ce qui m’effraie un peu avec la fusion avec Languedoc-Roussillon c’est que l’on va récupérer une région beaucoup plus endettée que la nôtre. Les finances de la nouvelle instance seront donc fragilisées.

Un choix pour la tête de liste ?

Il faudrait à mon sens une personnalité avec une certaine représentativité nationale, et qui ne serait pas forcément issue du monde politique. Vous l’aurez compris mon choix se porte sur Dominique Reynié. Il a autant le côté médiatique que technique. C’est un avantage.

 

CV EXPRESS

Né le 26 novembre 1981. Il est chef d’entreprise.

Fonctions : Conseiller municipal (UMP) d’opposition à Colomiers, élu métropolitain

 

 



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.