[Rencontre] Bertrand Serp, l’élu 2.0 du Capitole

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Com. Il est le spécialiste du numérique, aussi bien à la mairie qu’à Toulouse Métropole. Bertrand Serp, un homme connecté aux nouvelles technologies, « sans être déconnecté du terrain », précise-t-il.

 

 

Dans son bureau, au troisième étage du Capitole, Bertrand Serp est tout sourire. L’attribution du label « French Tech » à Toulouse est une première victoire de taille pour ce vice-président de Toulouse Métropole, en charge du numérique et de la robotique (le label concernant le territoire métropolitain, ndlr). Une tablette à sa gauche, un PC à sa droite et l’IPhone devant lui, Bertrand Serp est prêt à se livrer à l’exercice du ‘‘politic portrait’’. Ce professionnel de la communication, diplômé de Toulouse Business School, a démarré en politique au début des années 2000. Lors du premier mandat de Jean-Luc Moudenc, il était déjà élu en charge des TIC (Technologies d’information et de communication). « C’est un milieu que je connais bien, je connais les acteurs, les entrepreneurs ». Son objectif, faire de Toulouse une « smart city », une ville connectée, « en s’appuyant sur l’écosystème local des startups », précise-t-il. Le label French Tech est un premier pas car cela va permettre d’accompagner financièrement le développement de ces entreprises innovantes.

« Dès que je me lève le matin je vais sur Twitter »

Issu d’une famille de scientifiques, Bertrand Serp a toujours été attiré par la technologie. « Je suis un cartésien, un pragmatique », reconnaît-il. Après le bac, il commence des études de chimie « pour faire plaisir à mon père », mais se rend vite compte que la vie de laboratoire, ce n’est pas pour lui. À TBS, « je me suis éclaté ! » se souvient-il. Sa carrière débute dans la communication, et prend un tournant lorsqu’il lance avec Jean-Christophe Tortora ‘‘In Toulouse’’, le magazine de l’aéroport qui a aujourd’hui 20 ans. « Jean-Christophe Tortora m’a repéré en 1991, alors qu’il était sur la liste Baudis en position non éligible, sa mission était de mobiliser les jeunes », raconte l’élu. Suite à quoi, il intègre un temps l’association « Jeunes et avenir ». Mais son engagement en politique prend véritablement un sens en 2001, lorsqu’il est élu aux côtés de Philippe Douste-Blazy. Il tente l’expérience de l’élection en son nom en 2012 aux législatives (sur la 4e circonscription) : « J’ai obtenu le troisième score de Haute-Garonne ! », clame-t-il.  Après la défaite aux municipales en 2008, il restera parmi les fidèles de Jean-Luc Moudenc. Artisan de la reconquête,  il œuvre pour l’association Toulouse avenir. Un travail récompensé lors des élections internes à l’UMP 31 (pour le choix des membres de la liste de Jean-Luc Moudenc) : il arrive en tête du vote des militants.

Aujourd’hui, Bertrand Serp est sur tous les fronts, entre la mairie, la communauté urbaine, la présidence de l’association Open data France (depuis juillet dernier)… Sans  oublier son entreprise « Public Partner », spécialisée dans la communication publique et d’influence. Ses domaines de prédictions, où sa connaissance des réseaux politiques toulousains est clairement un avantage. Avec l’arrivée des réseaux sociaux, la com a beaucoup évolué. Bertrand Serp a su prendre le coche. Il est l’une des premières personnalités politiques toulousaines à s’inscrire sur Twitter. « Je retweete plus que je tweete, mais dès que je me lève le matin je vais sur Twitter pour connaitre l’actu du jour », avoue-t-il. Accroc ? Peut-être, mais l’élu reste prudent. Il garde une parfaite maîtrise de sa communication personnelle envers ses 1300 followers et les 3500 personnes qui ‘‘aiment’’ sa page Facebook.

 

En 3 dates :

2001 : élu à la mairie de Toulouse pour la première fois

2010 : création de l’entreprise de communication Public Partner

2014 : élu conseiller municipal délégué et vice-président de Toulouse Métropole

 

 

 



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