Régionales : la droite à la recherche d’un leader

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Le Tarn veut prendre le pouvoir à la région. Bernard Carayon, Jacques Thouroude et Philippe Bonnecarrere sur la ligne de départ.

Pré-campagne. La droite régionale, en mal d’une personnalité emblématique, cherche un candidat qui pourrait se présenter sur la future grande région Midi-Pyrénées/ Languedoc Roussillon. Les ambitions se réveillent… surtout dans le Tarn.

La semaine dernière, Jean-Luc Moudenc a réuni les principaux élus de la droite et du centre des deux régions, avec un mot d’ordre : « l’union » derrière un candidat pour les prochaines élections régionales. Le défi est de taille, car la tête de liste devra à la fois rassembler l’UMP et le centre, et convaincre sur les deux territoires. Dans le Tarn, le maire de Lavaur et patron de l’UMP 81, Bernard Carayon, a déjà annoncé sa candidature, tandis que Jacques Thouroude, leader du groupe d’opposition Osons Midi-Pyrénées et conseiller régional tarnais, se positionne comme « une personnalité légitime pour se présenter », selon une source proche de ce groupe. Une troisième personne semble vouloir prendre toute sa place dans le débat : Philippe Bonnecarrère, sénateur divers droite, ancien maire d’Albi, aujourd’hui président de la communauté d’agglomération du «Grand albigeois ». Pour l’instant, il n’a rien annoncé de manière officielle, « mais il fait passer le message de manière subliminale en rappelant régulièrement son intérêt pour la région et son expérience en tant que premier vice-président du Conseil régional sous Marc Censi », révèle notre source.

Le rôle d’Antoine Renauld, ancien directeur de cabinet de Philippe Bonnecarrère à la mairie d’Albi, actuellement conseiller au cabinet de Jean-Luc Moudenc à Toulouse Métropole, pourrait jouer en sa faveur. Le soutien du maire de Toulouse au futur candidat (quel qu’il soit) sera un atout de poids dans la campagne. Mais l’élu albigeois est-il un homme potentiellement rassembleur ? « Je ne suis pas certain qu’à l’UMP en Midi-Pyrénées, il fasse l’unanimité, dans son propre département (Tarn) c’est déjà compliqué », murmure-t-on dans les couloirs de la Région. Il faut également dire que Philippe Bonnecarrère a beaucoup à perdre s’il se présente. Entre le Sénat et l’agglomération d’Albi, il ne peut pas cumuler un troisième mandat, et devra donc se séparer d’une de ces fonctions. « Il ne partira que s’il a quelques certitudes de pouvoir l’emporter, mais rien ne sera fixé avant les départementales qui pourraient changer la donne », affirme un proche de la droite régionale.



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