Présidentielle ; Nicolas Dupont-Aignan candidat

Debout la république
Debout la république

Fort de 708 parrainages, le leader de Debout la République, Nicolas Dupont-Aignan, a annoncé sa candidature à la présidentielle. Le parti gaulliste présente 37 propositions pour «une France libre» et en Haute-Garonne, quatre candidats aux prochaines législatives.

Pour Debout la République, les présidentielles se suivent mais ne se ressemblent pas. A l’inverse de 2007, le parti gaulliste Debout la République a en effet récolté les 500 signatures obligatoires pour faire partie des prétendants au poste élyséen. 708 exactement. Son leader Nicolas Dupont-Aignan, 51 ans, est donc candidat. Mais de l’aveu même du secrétaire départemental DLR pour la Haute-Garonne, Olivier Arsac, le chemin pour acquérir les fameux parrainages, a été long et difficile : «Cela a été une rude épreuve pour nous» assure-t-il, «ce système ne pourra pas tenir longtemps.»

«Le peuple n’a plus droit au chapitre»

Entre autres points «forts» du programme de DLR, la sortie de l’euro, la renationalisation de grands groupes comme GDF Suez ou Total, la suppression de la Banque Centrale Européenne et de la Commission de Bruxelles. De même, un tour de verrou serait donné dans le domaine de la sécurité. Debout la République veut procéder à une augmentation des effectifs policiers, «10 000 en plus», ou encore ouvrir 20 000 places de prison supplémentaires. Autre tableau noir, cette fois lié à l’école : «Nous sommes pour une refonte des programmes et de la pédagogie» annonce Olivier Arsac, par ailleurs professeur d’économie à Toulouse, «le problème de l’école n’est ni un problème de moyens, ni d’effectifs mais lié à un surplus de réformes incessantes qui surviennent tous les deux ans.» Et de dénoncer dans les programmes scolaires, l’existence de matières «gadgets», «farfelues». Dans le collimateur de DLR, les «Travaux Personnels Encadrés» ou encore «l’Education Civique, Juridique et Sociale» : «Même si le principe à la base n’est pas mauvais, les élèves n’ont pas le niveau, ni la maturité, ce qui donne des résultats catastrophiques.» affirme Olivier Arsac. En tout, le projet présidentiel du parti rassemble 37 propositions «pour une France libre.» qui, selon lui «n’a plus le pouvoir» : «Depuis 30 ans, les Français sont victimes d’alternances gauche/droite ratées. Esquivant les vrais débats, les partis politiques dominants privilégient les stratégies de communication et les batailles d’ego afin de conserver le pouvoir : Le peuple n’a plus droit au chapitre.»

 Une campagne «au ras des pâquerettes»

Pour l’heure, Nicolas Dupont-Aignan récolterait selon les différents sondages entre 1% et 1.5% au premier tour de cette présidentielle. Ces chiffres n’émeuvent pas les représentants du mouvement : «Nous n’avons pas de crainte car le même scénario nous a été présenté aux dernière régionales et finalement NDA a fini à 4.5%» se souvient O. Arsac, qui n’hésite pas à évoquer une première partie de campagne «au ras des pâquerettes.» Debout la République considère le 22 avril comme le «début de la reconquête du pouvoir.» et prédit au lendemain de cette date, «la constitution de deux pôles au sein de la droite.», avec d’un côté, «L’UMP qui se place sur une ligne européenne, libérale» et de l’autre, «DLR à la ligne plutôt patriote, sociale, colbertiste, attachée au service public.»

Le parti en appelle ainsi au vote «utile», «de rupture» qu’il oppose au vote «inutile en faveur des trois grandes forces que sont le MoDem, le PS et l’UMP.» Ratissant large, il lance d’ailleurs un appel aux électeurs «orphelins», d’Arnaud Montebourg, Jean-Pierre Chevènement, Dominique de Villepin, jusqu’à Philippe de Villiers. Au soir du premier tour, Debout la République ne donnera aucune consigne de vote, laissant aux électeurs «toute leur liberté.»

Claire Manaud

Législatives

Quatre candidats aux législatives

Faute de moyens financiers, Debout la République n’est en mesure de ne présenter que quatre candidats aux législatives en Haute-Garonne. Il s’agit d’Aude Garnier, 40 ans, assistante de direction (1ère circonscription, Suppléant : Olivier Arsac, 42 ans, professeur d’économie), Jean-Louis Thomas, 58 ans, chef d’entreprise (2ème circonscription), Gérard Couvert, 60 ans, informaticien indépendant (4ème circonscription) et André Pagnac, 48 ans, chef d’entreprise (8ème circonscription, Suppléant : David Saforcada, 40 ans, agent d’exploitation).



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