Pour Louis Aliot « Jaurès voterait FN aujourd’hui »

Aliot
Louis Aliot, entouré de Maithé Carsalade, tête de liste Haute-Garonne, Julien Léonardelli, secrétaire départemental FN31 et colistier, et Chantal Dounot Sobraques, également colistière en Haute-Garonne

Le candidat FN arrivé en tête au premier tour des régionales a tenu une conférence de presse hier après-midi pour réaffirmer son ambition de remporter la présidence de la Région.

 

« Deux choix s’offrent aux électeurs dimanche : la continuité avec Carole Delga ou l’audace et l’avenir avec Louis Aliot », entame Julien Léonardelli, secrétaire départemental du FN 31, considérant que « voter Dominique Reynié est inutile et stérile ». Le ton est donné. Le candidat Louis Aliot poursuit en s’attaquant à l’alliance Delga/Onesta en vue du second tour : « aujourd’hui, je sais à qui j’ai affaire, les Verts sont allés à la gamelle, ils servent de paillasson au PS qui accepte le ralliement quand il a besoin d’eux », tacle la tête de liste FN. Une offensive qui répond aux attaques de ces adversaires : « Depuis dimanche, les insultes à mon encontre n’arrêtent pas, le discours qui tente de nous faire passer pour des fachos ne marche plus auprès des gens sauf pour quelques illuminés qui croient vivre en pleine seconde guerre mondiale. »

« On parle du chômage, des feuilles d’impôt, de l’insécurité, des vagues de migrants et les gens sont réceptifs. »

Le discours du FN, Louis Aliot va le marteler jusqu’à dimanche : « Nous, on parle du chômage, des feuilles d’impôt, de l’insécurité, des vagues de migrants et les gens sont réceptifs. » Plus concrètement, il rappelle les points forts de son programme axé « sur le rééquilibrage des territoires », « le patriotisme économique », « le recentrage du budget autour des trois grandes compétences de la Région : le développement économique, les lycées, et les transports ». Louis Aliot va plus loin en se posant en défenseur des plus démunis : « Jaurès aurait voté FN », provoque-t-il. Dans un même temps, il plaide pour couper les aides au planning familial « qui dépasse son cadre d’action, la défense des femmes, en prenant des postures politiques d’aide aux migrants notamment, des gens qui sont entrés illégalement sur notre territoire. » Le candidat prévoit également de supprimer les subventions à des associations jugées « politiques » : la ligue des droits de l’homme et la Licra, en premières lignes.

Louis Aliot, qui espère atteindre « entre 38 et 40% au second tour pour être élu », promet de démissionner de ses autres mandats (député européen et conseiller municipal de Perpignan) pour « se consacrer entièrement à la Région ». Dans le cas contraire, il ne siégera pas dans l’opposition au Conseil régional. La présidence ou rien.



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