Pour François Hollande Xavier Bigot «Nicolas Sarkozy fait le constat de son propre échec»

Le porte-parole d’Europe Ecologie Les Verts en Haute-Garonne annonce clairement le ralliement des siens à la campagne de François Hollande.

Avant de parler du deuxième tour, êtes-vous objectivement déçu par le résultat de votre candidate à cette élection, Eva Joly ?

Ce serait vous mentir que de ne pas dire que nous sommes collectivement déçus d’un score de moins de 3 %. Surtout au vu des dynamiques que nous avions connues sur les élections européennes et régionales. L’élection présidentielle n’est décidemment pas l’élection des écologistes, et les médias n’ont fait aucune place dans ce débat à l’écologie.

N’y a-t-il pas de regrets dans le choix d

Xavier Bigot

e votre candidat ? Nicolas Hulot n’aurait-il pas pu permettre de mettre l’écologie au cœur du débat ?

Au vu du résultat, on peut toujours avoir des regrets. Mais je ne pense pas que le fait que l’écologie n’ait pas été au cœur de cette campagne, soit dû au porteur du message. Nicolas Hulot a sans doute une aura médiatique plus importante, mais il a d’autres travers. Ses liens avec TF1, des sponsors ou avec Jean-Louis Borloo auraient pu être des freins. On peut d’ailleurs regretter qu’à la sortie de notre primaire, il n’ait pas apporté un soutien plus explicite à Eva Joly. Le ticket Eva Joly-Nicolas Hulot aurait eu «de la gueule». Mais un tandem dans le cadre d’une élection présidentielle en France, ça ne passe pas.

Comment analysez-vous le score élevé du Front National ?

C’est à l’image du désarroi des Français. Il y a dans notre pays une situation de précarité énorme et les électeurs avaient donc envie d’exprimer une colère vis-à-vis des deux partis principaux. Ce n’est pas surprenant.

Eva Joly, dès les premières estimations connues, a annoncé le soutien de votre parti à François Hollande pour le deuxième tour. Pourquoi voter pour le candidat socialiste ?

La priorité n°1 est de ne pas continuer avec Nicolas Sarkozy. Il faut le battre, et ne pas laisser cette droite au pouvoir. Et réussir ce pari-là, passe par une gauche rassemblée autour de François Hollande. Alors, oui nous avons des divergences de fond avec le PS, et heureusement, mais nous avons aussi des valeurs communes.

Sur le terrain, comment votre soutien va-t-il s’illustrer ?

Les modalités ne sont pas encore connues. Mais nous allons avoir des actions communes. Beaucoup de nos militants vont se mettre à disposition de la campagne de François Hollande, pour battre Nicolas Sarkozy et proposer un autre projet de société aux Français.

Après Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, la France a-t-elle selon vous ce besoin d’alternance ?

C’est urgent et indispensable. Depuis le début de la campagne, que ce soit sur la dette mais aussi sur des sujets comme celui de l’insécurité, Nicolas Sarkozy fait le constat de son propre échec. Donc maintenant il faut des solutions, et à mon sens, seule la gauche dans sa diversité les a. Il faut un nouveau souffle.

Vous vous préparez donc à gouverner de nouveau avec les socialistes ?

La question de la participation d’écologistes dans un futur gouvernement de gauche sera débattue lors de notre prochain conseil fédéral. Mais vous savez, et nous le prouvons au Conseil régional Midi-Pyrénées ou à la Mairie de Toulouse, nous savons participer à des majorités avec le PS et le PRG tout en sachant exprimer nos désaccords quand il le faut.



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