[Politique] Georges Méric : « Je suis un insoumis »

Georges MéricPrésidentiable. L’homme du Lauragais est en campagne pour conquérir le tout nouveau canton d’Escalquens. Mais pas que … Ce socialiste de toujours ne cache pas non plus son ambition qui est de succéder à Pierre Izard. Il n’envisage d’ailleurs pas une défaite des siens malgré un contexte difficile.

 

Quel bilan faites-vous de votre action personnelle au sein du Conseil général ?

Je pense que je peux dire, sans être outrancier, que j’ai bien rempli ma tâche. J’ai fait le boulot. Sur mon canton, j’ai suivi avec attention les dossiers traités avec les mairies, je tiens des permanences et j’accueille les gens avec l’écoute nécessaire. Il s’agit souvent de trouver des solutions à des situations sociales difficiles …  Par ailleurs, être un bon élu du département, c’est aussi être acteur de la dynamique économique du territoire, et travailler à une bonne cohésion entre les municipalités. Je pense que c’est mon cas.

En parlant du développement économique, nous pourrions évoquer le village de marques de Naillloux …

Ici nous avons défini une politique de développement économique volontairement atypique. Nous avons regardé ce qui ne se faisait pas ailleurs pour tenter l’originalité … La finalité étant d’avoir des emplois in situ, et ainsi éviter le village dortoir. Le village de marques, c’est un début, un starter, qui a tout de même créé 350 emplois directs. C’est une image, une vitrine, pour ce territoire qui complète ainsi son offre en matière de tourisme.

Quel président a été Pierre Izard ?

Il a mené ce département avec une main de fer, mais avec une forte politique de gauche dans des domaines comme l’action sociale, la solidarité territoriale ou la proximité. Il a permis à la plupart des territoires haut-garonnais d’avoir un destin, avec une juste répartition des subventions. De même que le parc des collèges est en très bon état … Pierre Izard a été un grand président, qui a su accompagner le quotidien des habitants de ce département.

Vous avez pourtant une relation compliquée avec lui …

Nous avons une relation d’hommes de caractère. Mais vous savez, dans ma vie je reste un insoumis. J’adhère, et je respecte le leader politique, mais je ne suis pas pour autant un aligné. Il est donc vrai que ces dernières années nous avons eu des discussions qui ont fait du bruit et qui m’ont valu en retour des coups de règles sur les doigts. Si c’était à refaire, je le referais ! Le principal ennemi d’Izard c’est lui-même … Dans sa relation à l’autre. En revanche, il a souvent eu raison dans ses décisions politiques, et c’est à considérer dans son héritage.

Faut-il humaniser la direction de ce département ?

Il faut mettre en place une véritable gouvernance partagée et avoir la volonté de travailler avec un esprit d’équipe. Quant au management du personnel, il faut le rendre plus participatif. Je m’engage sur ces deux plans.

 

« Jean-Luc Moudenc n’est pas un départementaliste »

 

Contestez-vous l’enquête de BFM qui place la Haute-Garonne 73ème dans le classement des départements les mieux gérés ?

BFM, pas trop de gauche, non ? Ils me paraissent un peu suspects d’entrée.

Ne craignez-vous pas la candidature dissidente de Daniel Ruffat (maire de Ste-Foy d’Aigrefeuille, ndlr) sur votre canton ?

La responsabilité de la division ne m’incombe pas, et je ne me préoccupe que de ma campagne. Je suis un esprit libre, et je compte bien le rester. C’est ma conception de la vie.

N’êtes-vous pas inquiet d’un changement de majorité départementale ?

Nous allons garder ce département à gauche, et ce n’est pas une affirmation gratuite. Dans le péri-urbain et le rural vous aurez certes une poussée du Front National, mais nos candidats socialistes vont bien résister … Quant à Toulouse, la déception vis-à-vis de la politique municipale pointe déjà, et nous allons conserver nos positions.

Craignez-vous une proximité dangereuse entre la métropole et le département en cas de victoire de la droite ?

Mais c’est le projet de l’équipe Moudenc. Regardez, c’est bien Sacha Briand (adjoint au maire de Toulouse, vice-président de la métropole) qui nous a récemment parlé de l’exemple lyonnais (fusion entre la métropole et le département, ndlr.) Il est donc clair que Jean-Luc Moudenc n’est pas un départementaliste ! Tout ce qui l’intéresse c’est de prendre des parts budgétaires au département pour équilibrer son budget métropolitain. Elle est là la vérité de cette campagne. Je n’accepterai pas la partition de notre département … Le « tout à moi » est mortifère, même pour Mr Moudenc.

Pourquoi avoir annoncé dès maintenant que vous étiez candidat à la succession de Pierre Izard ?

À un moment donné il faut savoir affirmer ses positions. J’avais dit dans un premier temps que je serais candidat si Pierre Izard ne l’était pas …

Or il ne l’est pas, donc vous confirmez votre candidature ?

Pour l’instant je suis pleinement impliqué dans cette campagne, mais oui ma connaissance parfaite de l’institution et de ses rouages m’amènera à proposer ma candidature le moment venu.

 

CV EXPRESS

Il a 67 ans, et il est médecin de profession.

Fonctions : Conseiller général (Nailloux) et président du SCOT Pays Lauragais

 

 



UN COMMENTAIRE SUR [Politique] Georges Méric : « Je suis un insoumis »

  1. saforcada david dit :

    il faut espérer qu’il ne soit pas un fou de vitesse comme un certain ami de Bernard Tapie … humour ..

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