Polémique : l’UMP 31 se met au soutien scolaire…

L’UMP 31 se lance dans une initiative inédite en France : organiser des cours de soutien scolaire, gratuits et ouverts à tous. La FCPE 31, et certains élus de gauche n’ont pas tardé à réagir en dénonçant un mélange des genres. Retour sur la polémique.   A partir du 18 mai, les locaux de la fédération de l’UMP 31 (rue Gabriel Péri) accueilleront des cours de soutien scolaire, dispensés par des militants bénévoles du parti, tous les samedis. Pour Bertrand Serp, responsable de la communication de la fédération, l’idée est « un signe de modernité », qui va dans le sens des nouvelles directives données par le président du parti, Jean-François Copé. « Les partis politiques doivent se remettre en question dans leur manière de fonctionner. Dans la période de troubles et de difficultés, que nous vivons, toutes les initiatives sont bonnes à prendre » plaide-t-il.  Et à ceux qui craignent un certain prosélytisme, voire qui dénoncent un coup de com’ à un an des élections municipales, :  il rétorque aussi sec : « Ces détracteurs font un amalgame dangereux entre politique et citoyenneté. Il n’a jamais été question de parler de valeurs politiques, c’est un service civique que nous rendons. Nous ne sommes pas comme le PS, un parti d’endoctrinement ».

Des arguments qui ne semblent pas faire l’unanimité. « C’est une tragi-comédie ! Une initiative dérisoire de pompiers pyromanes », clame Joël Bouche, premier secrétaire du Parti socialiste 31. « Ils ont été au pouvoir pendant cinq ans et ils ont supprimé 80 000 postes dans l’éducation nationale et aujourd’hui, ils font du soutien scolaire… Ce n’est pas crédible », poursuit-il. La FCPE 31 a également dénoncé l’hypocrisie de cette nouvelle action de l’UMP. Celle-ci connaitra « une phase expérimentale, il y aura peut-être des points à ajuster » précise Bertrand Serp, qui n’exclut pas que les cours en question « soient dispensés dans d’autres locaux que ceux de la fédération ». Si l’expérimentation est concluante, « elle pourrait s’étendre à d’autres villes » ajoute-t-il. Joël Bouche en doute, « ça m’étonnerait que l’idée soit reprise au niveau national » estime-t-il, avançant que le rôle d’un parti « est avant tout de faire des propositions politiques de façon à réduire les inégalités scolaires. Pour le reste, il y a déjà des associations qui font ça très bien, et sans se faire de publicité. L’ancien gouvernement a supprimé les aides versées à ces associations, alors qu’il faut leur donner davantage de moyens. C’est ça, le rôle des politiques » conclut le premier secrétaire du PS 31.

Coralie Bombail



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