PLB : Règlement de compte et proposition alternative

A la loupe Moudenc and co
Jean-Luc Moudenc, en conférence de presse, détaille sa proposition pour desservir Labège

Déraillage. Depuis la semaine dernière, les négociations sont au point mort entre Toulouse métropole et le Sicoval concernant la desserte de Labège en métro. Jean-Luc Moudenc appelle à renouer le dialogue.

Rien ne va plus entre Toulouse métropole et le Sicoval. Depuis des mois, les discussions se sont déroulées dans la plus grande discrétion afin de trouver un compromis sur l’arrivée du métro à Labège. Mais depuis l’abandon confirmé du PLB, la semaine dernière, le président du Jacques Oberti a brisé « l’abstinence médiatique qu’on s’était imposé », regrette Jean-Luc Moudenc, « et le dossier s’est enflammé ». Le président de Toulouse métropole a convoqué la presse, mardi dernier, pour « sortir des guerres politiques et faire une mise au point ». L’occasion de rappeler « l’historique » du PLB « que j’ai ajouté au PDU en 2001 et qui devait être mis en service en 2013, mais Pierre Cohen a décidé en septembre 2008 de stopper ce projet pour le remplacer par un bus rapide, cela a été un coup fatal porté au PLB ».

« Fusionner les deux projets du PLB et de la ligne TAE »

Aujourd’hui, Jean-Luc Moudenc propose une autre solution pour desservir le Sud-est toulousain: la réalisation de la 3e ligne de métro (TAE) dont les travaux pourraient commencer par Labège, ainsi que le raccordement de la ligne B à la 3e ligne (sur le tronçon Ramonville-Parc Technologique du Canal-INPT). Une façon de « fusionner les deux projets du PLB et de la ligne TAE », selon le président de Tisséo Jean-Michel Lattes. La TAE serait donc prévue pour 2024 et le téléphérique pour 2021. Pour l’heure, cette option n’a pas convaincu le Sicoval : « Nous avons refusé le tramway et le bus, ce n’est pas pour accepter un téléphérique », réagissait la semaine dernière le directeur de cabinet du Sicoval, Emmanuel Auger. En face, Jean-Luc Moudenc, prône l’argument de l’efficacité « avec une capacité de 40 000 personnes par jour, pour un besoin estimé à 2500 voyageurs, et une fréquence de 1 minute contre 3 minutes pour le PLB ». Auquel s’ajoute l’argument financier. Le PLB est estimé à 400 millions d’euros et le téléphérique à 40 millions. Le calcul est vite fait, mais le consensus n’est pas encore trouvé. « On est d’accord sur 95%, on n’est pas loin », rappelle Jean-Luc Moudenc. Reste les 5% décisifs.

 

 



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