Pierre Cohen confiant en première réunion publique

Mercredi soir, Pierre Cohen a tenu sa première réunion publique de campagne, sur les quatre prévues d’ici le 23 mars prochain. Le maire a valorisé son bilan, le candidat a parlé d’avenir. Sans oublier de tacler son principal adversaire…

 

Dans la petite salle de San Subra (Saint-Cyprien, en occitan), ancienne chapelle attenante à l’Eglise Saint-Nicolas, Pierre Cohen a commencé sa série de réunions publiques en petit comité, avec les fidèles. A l’inverse de son rival Jean-Luc Moudenc, qui a organisé son premier meeting salle Mermoz, le maire sortant terminera par là, le 20 mars prochain.

C’est tout de même devant une salle comble que la première intervenante de la réunion, Lidwine Kempf, colistière représentante du mouvement occitan Bastir !, prend la parole. Initialement allié des Verts, ce mouvement a rejoint la liste PS début janvier et a obtenu une place en position éligible. Elle a souligné sa « vision de la société partagée avec Pierre Cohen », et s’est notamment exprimée sur le développement durable et les progrès réalisés en matière de circulation. C’est ensuite au tour du « représentant de la société civile », Jean-Louis Ducassé, de s’adresser à l’auditoire.  Directeur du Samu 31, il affirme « connaître le prix de l’engagement » et s’est engagé auprès de Pierre Cohen « parce qu’il me l’a demandé ! », lance-t-il, sourire aux lèvres.

Après ces deux discours, le candidat prend enfin place derrière le pupitre. Serein, sûr de lui, il  réaffirme les engagements de son programme autour de l’idée : « une ville accessible à tous ». Pierre Cohen insiste longuement sur le logement et la mobilité, puis passe en revue les projets phares de la prochaine mandature, comme la Gare Matabiau, ou encore renouer la ville avec la Garonne et le Canal du midi.

Pas de débat mais des attaques

Le candidat en campagne ne manque pas d’attaquer son « opposant principal », « celui de l’UMP 31 », comme il l’appelle, évitant soigneusement de prononcer son nom. Alors que Pierre Cohen refuse catégoriquement le débat en face à face avec Jean-Luc Moudenc, au nom d’une certaine équité entre toutes les têtes de liste, il fait quand même, dans son discours, une distinction entre lui et ses autres adversaires. Durant la soirée, il a été la principale (voire la seule) cible de ses critiques. Revenant sur la troisième ligne de métro, il a dénoncé « sa vision partielle de la ville, car il n’a pas la volonté de couvrir tout le territoire ». Plus généralement, Pierre Cohen pousse le raisonnement à l’extrême : « Il y a deux projets différents pour Toulouse. Soit on revient dans le passé, avec des mesures prises au coup par coup sans aucune vision globale ; soit on mobilise tous les acteurs pour construire la ville de demain ». Avec un antagonisme aussi fort, c’est à regretter qu’il n’y ait pas de débat…

Coralie Bombail



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