Philippe Folliot : «Nous ne sommes pas atteints d’une «Mélenchonite» aigue»

Un trio soutenant Bayrou : Jean-Luc lagleize (Pdt MoDem 31), Philippe Folliot (député du Tarn) et Jean-Marie Belin (Pdt Aliance centriste 31)

Le Centre s’offre une permanence

A quelques semaines du premier tour de l’élection présidentielle, la «Maison commune du Centre» (aujourd’hui constituée du MoDem et d’Alliance centriste) s’est dotée à Toulouse d’une permanence située rue de Metz.

C’est le 3 avril dernier, en présence du député du Tarn Philippe Folliot, que Jean-Luc Lagleize (Président départemental du MoDem) et Jean-Marie Belin (Président départemental d’Alliance centriste) ont inauguré ce nouveau lieu destiné à soutenir et à promouvoir la campagne de François Bayrou à Toulouse. A un moment délicat de la campagne pour le leader centriste (les sondages ne le placent plus comme le troisième homme, mais désormais derrière et Marine Le Pen, et Jean-Luc Mélenchon), c’est le voisin castrais Philippe Folliot qui remobilise les troupes : «Nous sommes à un moment essentiel de la campagne !» lance-t-il. Tous les analystes de la vie politique en conviennent : François Bayrou est un paradoxe à lui tout seul. Il est l’homme politique français le plus populaire, et pourtant cela ne se traduit pas encore dans les intentions de vote. Pour le député tarnais, il ne faut pas tenir compte de ce constat : «Ne croyez pas tout ce qu’on vous dit… Le pays n’est pas atteint d’une «Mélenchonite» aigue ! Surtout ne vous laissez pas impressionner par les sondages, car ce que j’entends dans la rue n’est pas à leur diapason.» Car oui, comme sans doute l’avait été François Bayrou en 2007, le leader du «Front de Gauche» fédère pour l’instant beaucoup de déçus du système, beaucoup de jeunes en méfiance devant la classe politique, beaucoup de Français qui n’arrivent plus à «joindre les deux bouts»… A tous ceux qui souhaitent avant tout redresser le pays, le message de Philippe Folliot est clair : «François Bayrou est le seul candidat qui incarne une vision en rapport avec la situation que nous vivons. L’enjeu de cette élection est de redresser la France en additionnant les énergies positives.» Dans l’assemblée, certains s’interrogent sur les rumeurs, alimentées par certains médias, qui annoncent le n°1 centriste comme possible premier ministre des deux favoris actuels : «Si François était au deuxième tour, il gagnerait dans tous les cas de figure. Certains ont donc tout intérêt à le sortir du jeu présidentiel en parlant de Matignon.» défend Philippe Folliot, qui a conclu la réunion en osant une métaphore rugbystique : «Allons-nous avoir un capitaine qui nous permette de rester en Top 14 ?» Pour tous les fans de François Bayrou, une seule adresse désormais à Toulouse, le 45 rue de Metz. Un lieu qui devrait devenir au lendemain de l’échéance présidentielle, la permanence commune de l’ensemble des candidats centristes en Haute-Garonne pour les prochaines élections législatives. C’est l’ancien maire de Toulouse, Philippe Douste-Blazy, qui en donnera le «top départ».

Thomas Simonian

thomas.simonian@premiere-reponse.com



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