Patrick Beissel : « Jusqu’à présent, Tournefeuille était riche. Maintenant c’est fini. »

Patrick Beissel affrontera Claude Raynal et deux autres listes (connues à ce jour) à Tournefeuille.

A Tournefeuille, Patrick Beissel représentera l’UMP aux prochaines élections municipales. Entre un maire sortant, dont les précédents scores battent des records, et deux autres listes sans étiquette (mais marquée à droite), cet élu de l’opposition se lance un challenge de taille. Présentations.

 

Leader de l’opposition municipale depuis six ans, Patrick Beissel est le premier candidat à affronter pour la deuxième fois Claude Raynal. En 2008, tout est allé très vite pour ce novice en politique. « Je me suis encarté à l’UMP en 2005, lorsque Nicolas Sarkozy est arrivé. Puis je me suis présenté en tant que tête de liste, mais je n’étais pas assez préparé. C’était un galop d’essai pour le coup d’après. » Le coup d’après, c’est en mars 2014. Cette fois, le candidat ne se laissera pas avoir par le timing : « Mon équipe est quasiment prête », clame-t-il, « mais ma liste reste ouverte jusqu’au premier tour. » Un appel du pied aux deux autres listes qui se constituent, celle menée par Sylvie Deguine (sans étiquette, soutenue par le MoDem) et celle de Jean-Pierre Morgades (Divers droite). Patrick Beissel prévient « qu’il n’y aura pas de tractation entre les deux tours. »

Objectif : réduire les dépenses publiques

« La gestion financière sera le point crucial de la campagne. Jusqu’à présent, Tournefeuille était riche. Maintenant, c’est fini », alerte le candidat. Celui-ci constate que la métropole toulousaine « était censée réduire nos dépenses de fonctionnement grâce à la synergie des compétences, mais il n’en est rien. Il y a toujours autant de feuilles de salaire à la mairie de Tournefeuille… » En outre, « il faut aider les petites communes à se développer. Comme Toulouse est en mauvaise santé financière, c’est Tournefeuille et Colomiers qui payent. » Autre facteur de la réduction des ressources, « la baisse des subventions étatiques. » Face à cela, il redoute la politique socialiste « qui consiste à augmenter les impôts. » Lui, préférera réduire les dépenses publiques. A commencer par le secteur culturel. La ville bénéficie de nombreux équipements, dont Le Phare et L’Escale, « dont on n’a pas évalué les retombées économiques. » Quant aux autres grands thèmes de cette campagne, Patrick Beissel ne veut pas trop en dire pour le moment. « On m’a déjà piqué quelques bonnes idées, donc maintenant je les garde pour moi. »  Mais il semble que les transports, outre la question du BHNS (Bus à Haut Niveau de Service), ne soit pas une priorité : « Il n’y a pas de solution miracle. Dès qu’il faut faire plus de 300 mètres à pied, les gens préfèrent prendre leur voiture », estime-t-il. Ni la sécurité : « Est-ce vraiment un problème à Tournefeuille ? Je pense que ce n’est pas un point vital. » Il faudra attendre début janvier pour connaître son programme dans le détail.

Son bilan dans l’opposition

Interviewé dans nos colonnes, Jean-Pierre Morgades n’a pas été tendre envers l’élu UMP. « [L’opposition] est éclatée, absente et molle. Elle va même parfois dans le sens du maire », reproche-t-il (édition du jeudi 26 septembre). « Où était-il ces six dernières années ? Je ne l’ai pas vu souvent au conseil municipal », rétorque le candidat. Les élus de « Demain Tournefeuille », au nombre de quatre en début de mandature, ne sont plus que trois aujourd’hui (depuis la scission avec Patrick Aubin). « On fait face à des gens dont c’est le métier. Ce n’est pas facile de s’occuper de tous les dossiers, surtout que nous avons toujours les informations au dernier moment. Il y a bien des commissions, mais tout est décidé avant… », se défend Patrick Beissel. Malgré cela, son groupe s’est opposé « au budget et sur quelques points importants, dont les rythmes scolaires et les dépenses en matière de communication et de culture. » S’il est élu, il promet de donner « un droit à la parole plus prononcé à l’opposition. Les bonnes idées, en ce qui concerne la gestion d’une commune, peuvent venir de n’importe qui. Et ça, le maire actuel ne le supporte pas. »      

 

Coralie Bombail



3 COMMENTAIRES SUR Patrick Beissel : « Jusqu’à présent, Tournefeuille était riche. Maintenant c’est fini. »

  1. ENLEJAU dit :

    Cet article me laisse rêveur !!! et je voudrais y voir clair avant de choisir mon bulletin de vote.
    Je lis …. sana étiquette (mais marquée à droite) OK mais comment P.BEISSEL peut-il affirmer cela ???? en rajoutant une couche avec “JP MORGADES (divers droite)

    Lorsque P.BEISSEL affirme à tort que JP MORGADES n’est pas souvent au CM … cela me permet de croire que le Maire a raison lorsqu’il a proposé à P.BEISSEL, en plein Conseil Municipal, de lui passer ses lunettes pour qu’il les nettoie.

    Le dossier BHNS ne semble plus avoir d’importance aux yeux de P.BEISSEL alors qu’il a affirmé le contraire pendant plusieurs mois (allant même jusqu’à assister à des réunions publiques sans même prendre le micro ….. vous avez dit : leader de l’opposition !!!)

    Avec une telle opposition, la majorité actuelle peut dormir tranquille

  2. stephan_toulousain dit :

    2 remarques :
    1/ Entre un maire sortant, dont les précédents scores battent des records, : en % des exprimés sans doute, mais par rapport aux inscrits, total < 50%. c

    • stephan_toulousain dit :

      ( suite)
      car l’abstention fut forte au 2eme tour

      2/ Patrick Beissel : « Jusqu’à présent, Tournefeuille était riche. Maintenant c’est fini. : il y a belle lurette qu’après les prélèvements des impots locaux, bon nombre de tournefeuillais ne sont plus riches

      mais le plus riche est sans doute le maire cumulard notoire. Enfin, en 2017 il ne pourra plus cumuler.

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