Parti socialiste vers le grand chelem ?

Mise à part Carole Delga (8e circonscription) «en campagne sur le terrain» ce lundi matin, les candidats PS/EELV aux législatives étaient au grand complet pour faire une mise au point sur le scrutin des 10 et 17 juin. Cinq femmes et cinq hommes pour «respecter la parité comme au sein du gouvernement Ayrault» a-t-il été indiqué. Avant de répondre aux questions pressantes notamment sur la 3e circonscription, Sébastien Denard a tout d’abord salué la nomination de Kader Arif au gouvernement Ayrault : «C’est une grande nouvelle pour l’ensemble du département et du sud-ouest. C’est aussi une grande fierté pour l’ensemble des militants» a ainsi déclaré le premier secrétaire de la Fédération PS de Haute-Garonne. «1er Fédéral, ça mène à tout !» s’est alors exclamé le nouveau ministre délégué aux Anciens Combattants. Après la victoire des présidentielles, et une présence majoritaire au niveau des collectivités (régions, départements, mairies), le PS s’apprête-t-il à faire le grand chelem en faisant basculer l’assemblée nationale à gauche ? Sébastien Denard répond : «Chaque candidat investi par le PS en Haute-Garonne n’a qu’un objectif : gagner. Point.» Interrogé ensuite sur les candidatures dissidentes (qualifiées «d’épiphénomènes» par Martine Martinel, candidate sur la 4e), qui ont entraîné cinq exclusions du parti dont celles du maire de Balma, Alain Fillola (3e), le patron local du PS les dénonce fermement : «On est partis sur des démarches purement personnelles bien loin de l’esprit collectif qui dicte notre façon de travailler au parti socialiste. Nos dix candidats peuvent se prévaloir du soutien national de F. Hollande, JM Ayrault et Martine Aubry mais aussi de l’enracinement local et du soutien des militants sur leurs circonscriptions. Eux sont clairement dans des démarches collectives. Aujourd’hui 80% des effectifs font campagne avec François Simon. C’est aussi ça la dure réalité d’une dissidence.» Nadia Pellefigue, conseillère régionale PS va plus loin : «Ces candidats se sont déjà beaucoup investis dans cette campagne et dans la victoire de François Hollande et seuls ceux-là sont en capacité de lui assurer une majorité qui permettra de conforter le signal du 6 mai donné par les Français. C’est rassemblés que les socialistes pourront contribuer à redresser la France.» Pour Kader Arif qui considère que ces dissidents «s’attribuent une espèce de légitimité qui ne vaut rien», le parti socialiste ne doit toutefois pas se tromper d’adversaire : «La bataille est face à la droite et à l’extrême droite et aux alliances qu’elles pourront éventuellement mettre en place.» De même, ces candidats, s’ils sont élus, se sont engagés à quitter leurs mandats exécutifs locaux au plus tard le 30 septembre. Ce sera par exemple le cas de Gérard Bapt, maire de Saint Jean. Pour le PS, il s’agit désormais d’appeler à la mobilisation tout en brandissant surtout le spectre de la cohabitation.

Claire Manaud



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