P. Izard : « Le métro à Labège a toujours été la priorité des priorités »

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Ce vendredi matin, les candidats PS et PRG des cantons de Ramonville, Castanet et Escalquens ont tenu un point presse en présence du président du Conseil général Pierre Izard sur le sujet polémique du moment : le prolongement de la ligne B jusqu’à Labège.

 

La tension est palpable à l’aube des élections départementales. Jean-Luc Moudenc, qui compte lancer les études pour son projet de troisième ligne de métro, remet en cause le prolongement de la ligne B jusqu’à Labège (PLB), qui ferait doublon avec sa promesse de campagne. Sauf que, du côté du sud-est toulousain, on ne l’entend pas de cette oreille… Le PLB étant prévu pour dans cinq ans et la troisième ligne dans quinze.

« Si le Conseil général passe à droite, le prolongement jusqu’à Labège sera enterré », lance Murielle Pruvot, candidate sur le canton de Castanet. « Les parties prenantes ont réussi à trouver un accord, les financements sont trouvés, les travaux peuvent démarrer. Arrêter ce projet est un mépris pour des milliers de personnes qui vont encore subir les embouteillages pendant quinze ans et pour les contribuables qui ont financé les 15 millions d’études préparatoires ! », poursuit-elle.

« Si le Conseil général passe à droite, le prolongement jusqu’à Labège sera enterré »

Pierre Izard a tenu à mettre les points sur les i par rapport aux arguments avancés par la droite en campagne (à savoir que Pierre Cohen a lui-même arrêté le projet à son arrivée à la mairie de Toulouse en 2008, alors qu’il était prévu pour 2013, ndlr) : « Pierre Cohen a trouvé Tisséo en très mauvais état financier et a préféré privilégier un transport en site propre sans pour autant abandonner le PLB », clame-t-il. Du côté du Conseil général, il affirme avoir toujours défendu l’idée du métro jusqu’à Labège : « Je l’avais dit en 2000 à Dominique Baudis qui était d’accord », raconte-t-il, « et depuis, nous n’avons jamais abandonné l’idée, le PLB a toujours été la priorité des priorités », affirme le président du Conseil général, censé participé à hauteur de 80 millions d’euros au projet. Ce point presse a également été l’occasion de répondre à la proposition écologiste (formulée par Henri Arévalo) de prolonger la ligne B jusqu’à Diagora Labège. « La politique ce n’est pas faire de la magie », tacle Christophe Lubac, « c’est impossible car il manque de place pour tous les aménagements d’un terminus et cela signifie qu’il faut refaire des études ce qui va encore reporter le projet ». Pour lui, cette proposition « fait le jeu de la droite et ne peut amener qu’à enterrer le PLB ».

Si le Conseil général reste à gauche, le rapport de force sera rude entre le département et la métropole. Le CG, qui ne fait plus partie de Tisséo depuis l’amendement Payet, continue de participer aux investissements en matière de transports en commun, « en dehors de sa compétence », précise Murielle Pruvot. « Et quand on finance et flèche les financements, on ne se laissera pas tordre le bras ! » conclut George Méric, conseiller général sortant candidat à Escalquens.

Lire “Métro à Labège : Les pieds dans le plat” ou tensions sur le sujet au PS 31 / http://www.lejournaltoulousain.fr/politique/coulisses-metro-a-labege-les-pieds-dans-le-plat-38499

 



2 COMMENTAIRES SUR P. Izard : « Le métro à Labège a toujours été la priorité des priorités »

  1. Lattes dit :

    Pas un mot sur la déclaration du VP de la Cam ?

  2. Alcofribas Nasier dit :

    C’était la priorité des priorités mais Cohen a préféré faire autre chose!
    Pas si prioritaire que ça, ce prolongement….

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