Dossier Spécial Présidentielles : On vous aide à faire le choix de dimanche, analyse psychologique des candidats

Jean-Paul Escudier est un avocat toulousain, connu également pour avoir été, durant des années, élu à la mairie de Toulouse. Il a pour passion une discipline finalement peu connue, la psycho-caractérologie. La Présidentielle était le moment idéal pour rencontrer Maître Escudier, et ainsi lui demander de nous dresser la psychologie de chaque candidat. Passage au crible.

Avant de faire un tour d’horizon des candidats à cette présidentielle, celui qui va publier sous peu «Visages et traits de caractère» (ed. Ixcéa) nous explique sa méthodologie : «Il y trois critères fondamentaux. Il faut savoir si la personne est émotive ou sous-émotive, active ou sous-active, primaire (qui agit instantanément avec des colères brusques) ou secondaire (qui agit de manière réfléchie avec une prospective d’avenir). Avec ces trois familles, nous avons déjà neuf possibilités de caractères. Cela permet un premier classement.» Pour Jean-Paul Escudier celui qui deviendra notre prochain président de la république devrait répondre au portrait-robot idéal suivant : «Un émotif, actif et secondaire.» Les deux favoris, Nicolas Sarkozy et François Hollande,  répondent à ces critères.

Les candidats principaux :

Jean-Luc Mélenchon 

«Il est un émotif, actif et primaire.  C’est une bonne formule qui explique son succès, et que l’on retrouve chez tous les grands orateurs tels Danton, Jaurès ou Gambetta. Ils ont la force de l’émotivité, donc de la conviction. Ils font passer le message avec leur cœur et leurs tripes. Ils sont actifs donc réalisateurs et ils sont primaires, avec un sens de l’adaptation au-dessus de la moyenne. Mélenchon est donc un primaire, ce qui explique son impulsivité et son bouillonnement. Sa priorité est l’instant. Cet hyper émotif vit l’instant avec une intensité forte.»

Nicolas Sarkozy et François Hollande

«Ils sont tous les deux des émotifs, actifs, secondaires. Mais une nuance apparaît chez Sarkozy qui n’a pas un taux de secondarité très fort, et qui par conséquent fait ressortir une certaine primarité. La grosse différence entre les deux favoris est que l’un, Sarkozy, est un hyper émotif et un hyper actif, tandis que l’autre, Hollande, est un émotif-actif mais hyper en rien. Ils font tous les deux partie de la famille des passionnés. Passionné modéré côté Hollande. Passionné dominateur chez Sarkozy. On remarque également ces nuances dans leur gestuelle, et notamment durant leurs meetings. Sarkozy a toujours le pouce tendu et dressé, les doigts rapprochés, de celui qui est toujours prêt au combat à l’instar de de Gaulle. Hollande a lui le pouce toujours affaissé, et les doigts écartés. Ce dernier a une intelligence abstraite et spéculative. C’est un homme des mots. Le président sortant a lui une intelligence concrète, réalisatrice symbolisée par des oreilles retroussées. Dernière différence entre les deux, l’avidité, le désir de posséder. Nicolas Sarkozy a cette caractéristique, Hollande beaucoup moins.»

Marine Le Pen

«Elle a énormément de points communs avec son père. Il y a comme un phénomène d’identification. Depuis son enfance, elle cherche à ressembler au père avec un mimétisme évident, comme si elle désirait être la projection de Jean-Marie Le Pen. Mais il y a des facteurs complémentaires aux caractères qui montrent tout de même des nuances entre le père et la fille. Je dirais que Marine est une conciliante, avec un front beaucoup plus droit, et Jean-Marie est un agressif, tout comme Sarkozy d’ailleurs.»

François Bayrou

«Voilà un hyper émotif, actif et très secondaire. Et d’ailleurs la plupart des bègues sont des actifs secondaires. Bayrou a une très forte dose de secondarité qui peut devenir paralysante, mais il sait contrôler son émotivité. La preuve : il contrôle quasi parfaitement son bégaiement. C’est un homme de la mesure. C’est donc l’opposé de Sarkozy qui lui, par exemple, ne contrôle pas du tout son émotivité. En revanche, et là comme Sarkozy, c’est un avide. Il est à la recherche du pouvoir et ne supporte pas d’être infériorisé. Le président du MoDem est un homme qui est très fixé à son passé. Son histoire personnelle le pèse, mais il n’a pas cherché à combattre ce passé comme l’a fait Nicolas Sarkozy… Il a cherché à s’identifier avec. Ses racines sont sa force. C’est sa secondarité qui lui permet de tirer le meilleur de ce passé. Son problème, c’est que cette même secondarité bloque son empathie, ses effusions. Il n’est donc pas un orateur.»

Propos recueillis par Thomas Simonian

thomas.simonian@premiere-reponse.com



UN COMMENTAIRE SUR Dossier Spécial Présidentielles : On vous aide à faire le choix de dimanche, analyse psychologique des candidats

  1. janac dit :

    je viens de lire le livre de jp escudier et je suis sideré qu’un tel “torchon” puisse être chroniquer sur fr3 mais , qu’en plus ‘ on puisse y inviter l’auteur…..

    Cela viendrait-il du fait que la journaliste du 12/13 reintêgre le regional et n’officie plus au national..?

    Je ne sais pas.En tout cas , ce livre “delit de sale gueule” merite qu’on en parle car il s’agit d’un scandale ! U.M P. toulousaine merite une meilleure publicité !

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