Olivier Arsac « Il nous manque une centaine de policiers municipaux »

L’homme est fidèle à ses valeurs. Il réclame aujourd’hui davantage de sécurité dans les quartiers toulousains, et se dit prêt à participer à la future liste municipale de Jean-Luc Moudenc. Une condition est toutefois posée sur la table : Que ses idées phares soient entendues, notamment en termes de sécurité. Olivier Arsac, le secrétaire départemental de « Debout la République », se livre sans détours, et nous annonce une collaboration avec le MPF pour la rédaction d’un programme municipal qui devrait être présenté à la presse d’ici juin.

La sécurité est l’un des sujets qui crée souvent la polémique entre la majorité de Pierre Cohen et l’opposition de Jean-Luc Moudenc, en particulier sur la question de la vidéosurveillance. Quel est votre point de vue ?

L’attitude de Pierre Cohen en la matière est incompréhensible. On ne comprend plus rien à ce qu’il désire mettre en œuvre… Sa position est dogmatique. Avec mes amis, nous sommes donc en accord avec Jean-Luc Moudenc sur la nécessité de provoquer une politique générale sur la surveillance de la ville. En collaboration avec le MPF (Mouvement pour la France) nous allons d’ailleurs lui soumettre des propositions concrètes. En avant-première je vous dévoile l’une des plus importantes : vidéosurveillance systématique de l’extérieur de chaque bouche de métro, de toutes les rues à proximité des établissements scolaires et de toutes les cités. Notre seule limite sur ce dossier sera son coût. Il faudra aller aussi loin que les contraintes budgétaires nous le permettront.

Sur la sécurité : « L’attitude de Pierre Cohen est incompréhensible »

Etes-vous favorable à l’armement de la Police Municipale ?

Clairement oui, et ce nuit et jour. Sous sa mandature, Jean-Luc Moudenc avait fait les choses prudemment en l’armant la nuit, et avec une formation très étoffée. Aujourd’hui, d’après ce que l’on entend, il y a des revendications en interne sur le travail en nocturne… La Police Municipale, comme la Nationale d’ailleurs, doit pouvoir patrouiller toute la nuit. Aujourd’hui avec Cohen, elle cesse toute activité à minuit. C’est pour cela que dans notre futur programme, nous proposerons une augmentation du personnel dans ce service. Il nous manque une centaine de policiers municipaux pour être dans les clous des villes équivalentes.

Quelle place votre mouvement souhaite-t-il avoir en vue des prochaines municipales ?

Nous prendrons la place qui est celle de la coopération avec Jean-Luc Moudenc, que l’UMP vient d’investir officiellement. Il s’agit donc pour nous de convaincre notre partenaire, que certains points forts de notre programme devront être repris… Il semblerait qu’à la lecture du livre de Jean-Luc Moudenc (« 12 défis pour notre ville métropole » ed. Privat, ndlr), il y ait déjà d’importantes convergences entre nous. Nous sommes donc prêts à travailler avec lui, les jeux sont ouverts…

Vous avez souhaité réagir, via un communiqué envoyé aux médias, à la découverte du fameux « mur des cons » dans les locaux d’un syndicat de la magistrature… Etes-vous choqué par cette révélation ?

Cette affaire m’inspire du dépit. Le syndicat en question est ma foi libre dans son espace privé, de mettre ce qu’il veut sur ses murs… Néanmoins, c’est révélateur d’un état d’esprit. Il faut donc saluer le journaliste qui a fait la découverte, car on sait tout de même que le syndicat de la magistrature exerce aujourd’hui une forte pression auprès du cabinet du Garde des Sceaux, et de la Haute Administration du ministère. On comprend alors donc mieux les orientations actuelles de Mme Taubira… Ce mur représente finalement bien la mentalité de cette obédience, de ce syndicat : une idéologie forte, ancrée à gauche et somme toute très laxiste. Nous avons ici le symbole d’une justice orientée politiquement, et cela entache sa crédibilité. Tout ceci est en décalage avec une répression à outrance sur les honnêtes gens, et en particulier sur les automobilistes. Pour eux, la machine judiciaire fonctionne à plein.

Il y a un an François Hollande arrivait à l’Elysée. Votre bilan ?

Avec Hollande, c’est la continuité avec ce que faisait Nicolas Sarkozy. Le style est différent mais finalement, qu’est-ce qui a changé ? C’est d’ailleurs un très grand mensonge vis-à-vis de son électorat. Son slogan de campagne était « Le changement c’est maintenant », et pourtant un an plus tard, rien n’a changé. D’où une grande déception chez les Français. De toute façon depuis la naissance de l’Euro, les gouvernements se succèdent et se succèderont, sans réelle rupture politique… Avec cette Europe-là, il n’y a pas d’autre politique possible que celle de la rigueur, de la mondialisation et de la perte de contrôle sur l’économie. C’est l’Europe du déclin.

Propos recueillis par T.Simonian

 

 

 



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