Nicolas Dupont-Aignan à Toulouse, pour parler sécurité

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Nicolas Dupont Aignan à Toulouse hier, entouré du candidat Damien Lempereur et ses colistiers, mais aussi de l’adjoint à la sécurité de Toulouse, Olivier Arsac. @LM/JT

A une semaine du premier tour des élections régionales, Nicolas Dupont-Aignan, Président du Parti Debout la France, est venu à Toulouse aujourd’hui pour parler de sécurité.

Par Laurie Mécréant

 

Entouré de la tête de liste Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, Damien Lempereur, de l’adjoint en charge de la sécurité à la mairie, Olivier Arsac, et d’une trentaine d’autres colistiers et sympathisants, Le Président de Debout la France était ce matin place Arnaud Bernard pour parler du thème maintenant central de la campagne pour les élections régionales : la sécurité.

Pour M. Dupont-Aignan, « le meilleur hommage qui puisse être rendu aux victimes des attentats c’est de débattre et d’agir ». Pour lui, le gouvernement souhaite effectivement renforcer la sécurité, mais sans s’en donner les moyens. Sans détour, il constate le « dénuement des forces de police » et s’en prend au PS et à l’UMP, qui, entre 2007 et 2014 auraient réduit de 20 à 25% les effectifs nationaux de police, de gendarmerie et militaires confondus (moins 80 000 postes).

« L’état d’urgence a été fait en dépit du bon sens », s’indigne le député de l’Essonne Nicolas Dupont-Aignan : « saisie des ordinateurs et téléphones portables refusée, interdiction d’ouvrir les coffres de voiture maintenue, assignation à résidence de 24h/24 refusée ainsi que la possibilité d’effectuer des contrôles d’identité pour la police municipale », cite-t-il en exemple. En réaction, il présente quelques-unes de ses « 20 propositions pour protéger VRAIMENT les français » : un « Patriot Act » à la française permettant la détention immédiate des citoyens français au retour du djihad, le rétablissement des frontières nationales, le recrutement d’agents administratifs pour permettre aux policiers et gendarmes d’être plus sur le terrain, le rétablissement du service militaire ou civil, l’abrogation des lois Dati et Taubira.

Après avoir développé ses propositions nationales, le président du parti évoque brièvement un dispositif régional : « La Région pourrait débloquer en urgence 50 millions d’euros pour agir vite mais ce n’est pas dans leur culture » Il propose concrètement que la région participe à l’achat de gilets pare-balle et de portiques de sécurité,  et renforce « la vidéosurveillance dans les lycées, domaine dans lequel nous en sommes  à la préhistoire » selon lui. Damien Lempereur, qui a été son directeur stratégique de campagne pour les présidentielles de 2012, précise : « les compétences régionales permettront de renforcer la sécurité dans les transports, principalement les gares. »

L’adjoint au maire, Olivier Arsac, insiste quant à lui sur l’enjeu économique des questions de sécurité : « La sécurité est une affaire économique et donc forcément de compétence régionale. Je peux témoigner que Thomas Enders, PDG d’Airbus, a écrit à la mairie de Toulouse pour demander l’état des lieux sur la situation sécuritaire à Toulouse, notre politique, les mesures que nous prenions et les résultats attendus, parce que ses propres collaborateurs, partenaires s’inquiétaient avant de muter, de s’implanter à Toulouse. »

Crédité de 3,5% d’intentions de vote au premier tour en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées d’après le dernier sondage Ipsos-Stora Steria, Nicolas Dupont-Aignan se distancie facilement du candidat républicain Dominique Reynié, à qui il reproche ses prises de positions en faveur de l’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne et de la GPA. En revanche, il éprouve davantage de difficultés à se différencier du FN : « Il y a une différence fondamentale entre nous et eux, on veut résoudre des problèmes, nous comme eux, mais nous, nous n’en créerons pas d’autres », tente-t-il d’expliquer. Pour Nicolas Dupont-Aignan, DLF est « une alternative au FN » à laquelle les français doivent s’habituer.



UN COMMENTAIRE SUR Nicolas Dupont-Aignan à Toulouse, pour parler sécurité

  1. saforcada dit :

    L’on ne peut qu’adhérer au discours national de Nicolas Dupont-Aignan mais l’on peut aussi être surpris de la sortie de M Olivier Arsac sur la politique sécuritaire de Toulouse car il est bon de rappeler que cette politique est celle de Jean-Luc Moudenc et non celle d’une municipalité Debout La France. C’est là que le “ni système” trouve sa limite en Haute Garonne et donne de l’eau au moulin Frontiste se présentant comme seule alternative. La campagne se resserrant autour de thèmes nationaux d’actualité, ou pas comme la Manif pour Tous, je ne rentrerai pas plus en avant dans celle-ci et notamment sur la cruciale approche locale en Haute Garonne où l’on a pu “apprécier” les mots mais non voir les actes … Charles tes “héritiers” ont bien oublier que la politique c’est aimer les gens …

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