Municipales/Daniel Benyahia veut continuer

L’adjoint à l’urbanisme était dimanche dernier l’invité du « Grand Plateau Radio Kol Aviv – Journal Toulousain »

En pleine campagne municipale, Daniel Benyahia, actuel deuxième adjoint de Pierre Cohen, chargé de l’urbanisme tire son bilan : « Je n’avais jamais eu d’expérience politique, et j’avoue que ce mandat municipal m’a passionné. D’autant que quand en 2008 Pierre Cohen a montré le bout de son nez, personne ne croyait en lui… L’aventure a été passionnante. » Parmi les moments forts de cette mandature Daniel Benyahia garde bien entendu en mémoire l’épisode sanglant occasionné par un certain Mohamed Merah : « J’ai été complètement bouleversé comme nous tous. Mais j’ai eu une vraie gêne sur le moment… Il y avait trop de commentaires. Or, il y a des contextes qui font qu’il y aura toujours des questions sans réponses. » L’adjoint a également été marqué par le Projet Urbain initié par Pierre Cohen : « Le maire nous a réunis, et nous a demandé de le rédiger. Il s’agissait pour lui d’écrire la ville pour les trente ans qui viennent… On a alors construit un Projet Urbain sans l’aide d’urbanistes extérieurs, un projet qui venait de nos tripes et de celles des Toulousains. » PLU, écoquartiers, réhabilitation du centre-ville… Daniel Benyahia ne semble pas s’être épargné durant cette mandature : « Le projet Busquets va bouleverser la ville, et on en voit déjà les prémices. Il s’agit d’apaiser ce centre-ville. On va réaliser quelque chose d’exceptionnel, du renouveau tout en respectant le passé. Toulouse est en train de changer ! Nous sommes convaincus que la place de la voiture va diminuer et que la place des modes doux va se développer. » Optimiste sur le fond, Daniel Benyahia reste pudique et discret sur son avenir politique personnel. Sera-t-il sur la nouvelle liste de Pierre Cohen ? Le suspense est encore là : « J’ai dit à Pierre Cohen que je ne me sentais pas encore grabataire… Je me sens même plutôt adolescent, et je suis très serein. A partir de là, le maire est souverain, et il arbitrera début janvier sur les membres de la société civile qu’il mettra sur sa liste. Mais quoiqu’il arrive, je le soutiendrai. »

Propos recueillis par Gérald Benarrous, Salomon Attia et Thomas Simonian



3 COMMENTAIRES SUR Municipales/Daniel Benyahia veut continuer

  1. Gilbert dit :

    Si on suit la logique de briancon à propos de la liste moudenc, la conclusion est limpide. Benyahia ayant exercé un mandat il n’appartient plus à la société civile mais au parti socialiste. Cohen ayant publié la liste de ses colistiers socialistes et benyahia n’y figurant pas, celui ci est ”out”. Il faut qu’il le réalise, c’est la logique/décision a briancon !
    Oui je sais c’est caniveau mais…c’est digne de briancon!

  2. theron dit :

    Sur l’urbanisme, des bâtiments vides pendant des années restent à l’abandon, ceux qui les squattent pour se loger expulsés sans relogement. On détruit les bâtiments pour entasser des gens (cf Borderouge) en oubliant les locaux associations et les services publics. Pourtant, le DAL et d’autres collectifs fonctionnent avec si peu de moyen, en privilégiant les soutiens, en aidant les plus faibles et les plus pauvres que les services sociaux sont incapables d’aider. Il y a réellement quelque chose qui ne va pas au niveau politique.
    Sur les modes doux, c’est magouille et compagnie, avec des ateliers vélo expulsés, d’autres empêchés de récupérer les vélos (contrats arrêtés sans prévenir et sans motif). Malgré toutes les tentatives de dialogue, pour l’instant uniquement à l’initiative des associations, on assiste à des reculs. Il y a là aussi un réel problème avec les politiques.
    Si la gauche aux commandes à Toulouse semble moins méprisante que la droite, ce n’est qu’une histoire de façade.
    Dommage, parce qu’à force de sabrer les bases militantes, engagées, actives, il y a un fossé de pus en plus grand entre la population et les politiques. Et ce n’est pas aux moments des élections qu’on agit, la ficelle est trop grosse.

  3. louloutre dit :

    Gilbert : quand on n’a pas sa carte dans un parti et qu’on ne l’a jamais eue on n’est pas sur un quota politique. C’est pas plus compliqué que ça. De là à faire du marketing avec la “société civile” comme le fait lourdement Moudenc, en essayant de faire rimer “civil” avec “pur de tout ancrage partisan” c’est non seulement faux mais aussi pervers puisque ça dit en creux que tous les encartés sont des pourris CQFD

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