Municipales Colomiers / François Dumas : «Je suis quelqu’un de libre dans mes paroles»

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Retraité de 68 ans, François Dumas est tête de liste de la Gauche Rassemblée à la municipalité de Colomiers. Retour sur son parcours.

Au départ, rien ne prédestine François Dumas à la politique. Né après-guerre, ce Stéphanois de naissance vient d’un milieu « très modeste, très simple ». A l’époque, sa mère élève ses cinq enfants, son père, lui, est artisan menuisier : « Les choses n’étaient pas simples. Des fins de mois difficiles, et des soupes à l’eau, j’en ai connu » raconte-t-il avant d’ajouter, «Chez moi, il n’y avait pas la fibre politique. Je l’ai apprise beaucoup plus tard… A la maison, la politique était un gros mot. » Etudiant, François Dumas se décrit comme « un jeune comme tout le monde. »

« Je dois tout à l’école »

Au cœur de ce passé, il fait un aparté pour rendre un hommage majuscule à l’Ecole : « Je lui dois tout. À l’époque, c’était un véritable vecteur d’ascension sociale », mais « elle a cessé de l’être selon moi. C’est vraiment dommage » déplore-t-il. Après avoir obtenu son baccalauréat, il aurait pu embrasser une carrière journalistique « pour pouvoir communiquer et rendre compte de ce qui se passe dans la société » mais François Dumas est « doué en sport. » Il passe d’abord un concours au Centre de Formation de l’Ecole Normale Supérieure d’Education Physique de Saint-Etienne, mais c’est un échec. Alors au volant de sa « petite 2CV », il retente sa chance à Strasbourg. En parallèle, il fait la connaissance « d’une jeune Allemande », qui deviendra son épouse. C’est durant ses années universitaires qu’il commence à s’intéresser de près à la politique. François Dumas se syndique puis adhère au Parti Socialiste en 1977.

« J’ai un plaisir à écouter et fédérer les gens »

Puis ses nouvelles fonctions de responsable national du syndicat des professeurs d’éducation physique et sportive, l’amènent à Toulouse en 1980. François Dumas est d’une nature à diriger des troupes : « Quand j’avais 12 ans, j’étais chez les scouts, et j’ai un plaisir à écouter et fédérer les gens. Ca s’est toujours fait comme ça » se souvient-il. Par ailleurs, François Dumas devient président du club de basket de Colomiers de 1986 à 1993 : « J’ai suivi mes filles, les deux jouaient au basket. Et un jour René Piquemal (ancien dirigeant du club, ndlr) m’a dit : « Faut que tu colles au poste de Président, parce qu’on a confiance ». » A cette époque, il prend goût à son nouveau statut et son rôle de manager. A tel point qu’il commence à s’intéresser de près au collège Jean Jaurès à Colomiers dont il va rester six ans le directeur : « J’ai passé le concours de chef d’établissement parce que concrètement je voulais être au milieu des gosses et des professeurs. »

« Je suis un homme de principes »

Mais les vieux démons de la politique le rattrapent malgré lui. En 2001, François Dumas est élu adjoint au maire. Sa personnalité et son franc-parler font rapidement de lui une image connue du paysage politique local : « Je suis quelqu’un de libre dans mes paroles, c’est dans la fibre familiale » explique-t-il. Et c’est cette même liberté de ton qui continue à animer la tête de liste de la Gauche rassemblée : « En 2001, on avait parlé de mettre en place des Comités de Quartiers. Mais on ne l’a pas fait parce qu’on avait peur » regrette-t-il. Ainsi, François Dumas, en se portant candidat à la municipalité de Colomiers, veut apporter un nouveau souffle : « Les politiques doivent prendre leur place, mais pas toute la place. Ils doivent être avec la population, mais pas à la place de la population », et mettre fin aux paroles en l’air : « je suis un homme de principes, qui aime aller au bout des choses. »

Gilles Vidotto



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