Mouvement Montebourg : « Il faut retisser la toile »

a la loupe 2 Arnaud Montebourg

 

Sommeil. En 2012, Arnaud Montebourg avait créé son propre mouvement : Rose-Réséda. Entre temps, l’eau a coulé sous les ponts. Après un score plus qu’honorable à la primaire socialiste de 2012 et la démission de Montebourg du gouvernement, que reste-t-il  de ce courant en région toulousaine ?

John Palacin court entre Toulouse et Paris. Élu à Luchon, il a été le mandataire financier et directeur adjoint de campagne de Montebourg. Aujourd’hui, il reste le noyau central de son mouvement en région toulousaine et entend bien « retisser la toile »… « Plus qu’un simple ministre de l’Industrie, c’est un ministre de combat » clame-t-il, retraçant le parcours de l’homme qu’il représente et ses ambitions à rénover un parti en mal d’idées. « Pendant la primaire, nous étions une centaine dans la région, aujourd’hui il est temps de reprendre le métier et le réseau. » Car certains se sont « perdus en route », comme l’analyse Didier Cujives, conseiller régional et maire de Paulhac : « Nous avons clairement subi une désaffection de notre mouvement au profit de martine Aubry, beaucoup ont rejoint ses rangs et nous nous sommes retrouvés un tout petit groupe… »

« À l’intérieur du PS, il se passe quelque chose autour de Montebourg et de ses idées »

Avec John Palacin et Didier Cujives en Haute-Garonne, ce sont Bertrand Monthubert, député suppléant de Gérard Bapt et président de Paul Sabatier, Marie-Agnès Gandrieau et Maryse Auger les défenseurs ardents de Rose-Réséda : « Ce sont les principaux cadres de cette sensibilité qui font circuler les infos et organisent des choses », explique John Palacin, ajoutant que d’autres personnes « proches de Montebourg ne sont jamais très loin. » Aujourd’hui, le noyau dur veut monter en puissance et se diriger vers la « restructuration via l’organisation de colloques et de rencontres avec des chercheurs, des syndicalistes, afin d’animer au niveau local la vie politique. » Une première réunion est à attendre en fin d’année pour ce mouvement qui entend bien refaire parler de lui, estimant d’ailleurs être légitime au sein de PS 31, conforté par les deux places accordées par Sébastien Vincini au sein de la fédération. En attendant, annonce Didier Cujives : « C’est un constat : il y a actuellement un retour d’un parti des ex-amis de Montebourg. Ils ne sont vraiment pas loin. » Il évoque Catherine Lemorton, Thierry Suaud, Henri Matéos et Étienne Morin. Réponse en fin d’année.



UN COMMENTAIRE SUR Mouvement Montebourg : « Il faut retisser la toile »

  1. gdfontaines dit :

    Pour que le redressement productif ne devienne pas un mauvaise blague : sortir du monétarisme, couper les banques en 2 (Glass-Steagall), émettre du crédit démocratique (exit la loi de 73), rejoindre les BRICS et surtout arrêter de prendre Obama pour un modèle sauf d’être addict au jeu de massacres par drones, à l’austérité, au triage humains (politique de la santé : http://lavalleedutescou.blogspot.fr/p/blog-page_1455.html) etc.. !

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