Moudenc dessine sa liste et un corbeau se lâche

La bataille municipale bat déjà son plein, et Jean-Luc Moudenc semble avoir sérieusement accéléré à cinq mois de l’échéance. On commence même désormais à avoir une esquisse de ce que devrait être sa future liste… Lundi dernier, il présentait sa première personnalité issue de la société civile, le doyen de la faculté de médecine de Rangueil, Daniel Rougé : « C’est un humaniste, attaché aux valeurs de la République, de la laïcité et qui a l’habitude de donner du sens à son action » a lancé l’ancien maire pour promouvoir sa dernière recrue. Le médecin a affirmé être éloigné des querelles politiciennes, et s’engage avant tout dans cette campagne pour défendre la personnalité de Jean-Luc Moudenc : « Je trouve l’homme intéressant. Il a bon caractère et nous partageons de nombreuses idées. » Du côté de l’UMP on avait décidé d’organiser une élection interne pour désigner les candidats de la future liste Moudenc. Un constat : Les militants UMP ont décidé de tourner définitivement la page Baudis (exit Chantal Dounot-Sobraques, Marie Déqué ou bien encore le conseiller général André Ducap), en imposant de nouveaux visages sur le devant de la scène : Christophe Alvès, Charlotte Boudard, Maxime Boyer, Julie Escudier, Laurent Lesgourgues, Romuald Pagnucco, Pierre Esplugas, Martine Susset et Jean-Baptiste de Scoraille. « Il y a eu une réelle volonté de renouvellement. Nous pensons incarner la diversité de la société toulousaine » a expliqué à la presse Laurence Arribagé, secrétaire départementale du parti, elle aussi désignée par les militants. Ce processus de désignation voulu transparent par l’UMP est pour Pierre Esplugas, porte-parole du mouvement en Haute-Garonne, « l’inverse de ce qui se passe au PS où Pierre Cohen et François Briançon vont faire leur liste en catimini dans un bureau. » Si la volonté de transparence semble réelle sur ce scrutin interne, il en est tout autrement du volet financier de la campagne Moudenc, et de la participation financière demandée à chacun des candidats : « C’est sensible » reconnaît d’ailleurs Pierre Esplugas. Une lettre anonyme signée par un certain Camille Saint-Saëns a récemment informé certaines rédactions des montants en question : « Nous ne confirmons pas ces chiffres » a répondu Pierre Esplugas. La campagne toulousaine pourrait pourtant bien devenir un carnaval des animaux.

Thomas Simonian et Claire Manaud



UN COMMENTAIRE SUR Moudenc dessine sa liste et un corbeau se lâche

  1. Jean-Michel Lattes dit :

    Financement par les candidats avec le remboursement par l’Etat six mois plus tard… C’est comme cela que nous avons procédé en 2001 comme en 2008. C’est à la fois moral et transparent. Faut il regretter la manière dont autrefois se finançait la vie politique ?

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