Marion Lalane de Laubadère : « Je ne grenouille pas dans les milieux politiques »

Marion Lalane de Laubadère
Photo : Kevin Figuier/JT

Energique. Le sourire est permanent, la passion palpable. Elle est indiscutablement l’une des révélations de l’équipe Moudenc, maîtrise ses dossiers et communique avec facilité. Aujourd’hui, l’adjointe aux affaires scolaires du Capitole ne ronge plus son frein … Elle mise même sur les élections départementales pour s’imposer définitivement.

 

Quel est votre premier bilan depuis votre arrivée au Capitole aux  côtés de Jean-Luc Moudenc ?

Il y a énormément de travail, et j’avoue que cela me passionne. Je ne regrette pas une seconde mon choix de m’être engagée dans ce combat municipal. C’est un mandat ultra concret au service des enfants et des familles … Les décisions que je prends ont une application réelle sur le terrain, et tout un chacun peut le constater. Je ne suis pas une élue enfermée dans son bureau qui s’amuserait à faire des effets d’annonce dont on ne verrait jamais les aboutissements. Franchement je m’éclate !

Quelle est votre priorité du moment ?

J’ai conscience des difficultés rencontrées par nos agents au sein des écoles. Je travaille donc à remettre du liant entre les uns et les autres, de l’huile dans le moteur. Il faut faire en sorte qu’il y ait tout de même moins d’absentéisme, et c’est un travail de longue haleine. J’ai notamment mis en place des chefs d’équipe qui chapotent dix écoles chacun, ce qui permet une relation au plus près des préoccupations. Chaque agent a désormais un interlocuteur privilégié.

Dans quel état avez-vous trouvé les écoles toulousaines au moment de votre prise de fonction ?

Avec le maire nous avons toujours dit que nous reconnaissions que l’ancienne mandature avait fait de réels efforts concernant les travaux de rénovation dans les écoles. En revanche, il n’y a pas eu de nouvelles constructions et on a donc des écoles provisoires et des bungalows un peu partout dans la ville. Il n’y a pas eu d’anticipation et d’ambition à ce niveau-là sous l’ancienne mandature. Ils n’ont pas tenu compte de notre démographie et de notre attractivité. Aujourd’hui nous travaillons donc à une véritable planification des constructions à venir pour doter la ville d’une vraie vision en la matière.

Il y a également la réforme des rythmes scolaires …

À mon arrivée, cette réforme était déjà amorcée, et Toulouse avait en plus cette particularité d’avoir mis en place le système des CLAE (centres de loisirs associés à l’école, ndlr)  depuis très longtemps. C’était même un engagement de campagne de Philippe Douste-Blazy en 2001. À mon arrivée, l’inquiétude du Rectorat était sans doute de se demander si l’arrivée d’une nouvelle municipalité allait modifier ce qui existait déjà … Mais pour moi, il est inutile de changer ce qui me paraît bon. Que ce soit de droite ou de gauche, si ça fonctionne bien, je vote pour ! À un moment donné il faut simplement du bon sens.

 

« Départementales : aujourd’hui les socialistes ne rient plus »

 

Le lancement des bassins scolaires, est-ce du bon sens également ?

Complètement, et je suis très fière de porter cette idée. Ce n’est pas une baguette magique et cela ne va pas résoudre tous les problèmes rencontrés, mais néanmoins il s’agit de créer des périmètres plus larges que ceux qui existent aujourd’hui, et de faire jouer la solidarité entre les établissements. Une école qui a de la place peut ainsi venir en aide à une école surchargée. La finalité est que tous les enfants toulousains puissent être accueillis dans de bonnes conditions, et le plus souvent possible dans des  établissements en dur.

Vous venez de lancer votre candidature aux prochaines élections départementales (canton de Toulouse 11.) Expliquez-nous pourquoi partir dans cette campagne-là ?

Je ne suis pas une politicienne aguerrie et je ne grenouille pas dans les milieux politiques depuis toujours. Mais je pense que Jean-Luc Moudenc a appris à me connaître durant la campagne municipale, puis maintenant dans l’exercice de ma délégation, et c’est lui qui m’a proposé cette candidature aux élections départementales … J’ai pris le temps de la réflexion et mon analyse me pousse à croire qu’il y a une vraie cohérence dans mes engagements. À la mairie nous gérons les écoles, et au département il y a la compétence des collèges. Il y a donc du sens selon moi à tenir les deux bouts de la corde.

Nous vivons une crise politique majeure. Les électeurs que vous rencontrez vous paraissent-ils perdus ?

Perdus peut-être pas, désabusés c’est certain. La question qui revient en permanence est : « À quoi ça sert ? » Je leur réponds avec force : « À quoi ça sert de voter FN pour autant ? À rien, si ce n’est d’exprimer un vote défouloir. » Par ailleurs, j’explique toujours quelles sont mes actions concrètes en tant qu’élue. Ils se rendent ainsi compte que la politique  influe sur leur vie quotidienne, et qu’ils n’ont pas le droit de s’en désintéresser.

La victoire est-elle possible ?

J’y crois, d’ailleurs il y a quelques mois en arrière quand on disait que le conseil général pouvait être renversé, tout le monde éclatait de rire. C’était une blague. Aujourd’hui les socialistes ne rient plus.

 

CV Express

Née le 23 octobre 1972. Enseignante de profession. Candidate aux élections départementales sur le canton Toulouse 11 avec Serban Iclanzan.

Fonctions : adjointe au maire de Toulouse en charge des Affaires scolaires et de la valorisation de l’histoire de la ville.

 

 

 



UN COMMENTAIRE SUR Marion Lalane de Laubadère : « Je ne grenouille pas dans les milieux politiques »

  1. BL dit :

    J’ai croisé une fois cette dame et, sans partager toutes ses idées, j’ai découvert une élue pleinement engagée dans son mandat.
    Mais, comme tant d’autres, à droite ou à gauche, au lieu de se consacrer à un mandat qui nécessite un plein temps, la voici qui veut cumuler un deuxième poste.
    Marre de ces cumulards, assoiffés de pouvoir, mais qui du coup font tout à moitié !

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