Marie Déqué : Son positionnement pour les législatives… Et pour 2014 !

«Tout est possible pour 2014»

La présidente du groupe «Toulouse métropole d’Europe» (dissident de «Toulouse pour tous», celui de Jean-Luc Moudenc) à la mairie de Toulouse aborde sans détours l’échéance législative mais se projette surtout sur l’horizon 2014. Pour Marie Déqué, il y a désormais urgence à trouver un terrain d’entente entre l’UMP et les partis centristes. Avec un objectif commun à définir : La reconquête du Capitole. Reste à trouver un leader pour y arriver. Un parachuté, Moudenc… Bouscatel, Chollet ? Début de réponses.

Quelle est votre analyse suite à l’élection de François Hollande ?

C’était un résultat, avec ou sans sondages, attendu. Mais ce n’est pas le bilan ou la politique qui a été sanctionné… Il y a eu une crispation autour de la personnalité de Nicolas Sarkozy.

Il y a aussi les résultats toulousains, avec cet ancrage à gauche qui se confirme…

Au-delà de l’aspect purement politique, et du résultat local de François Hollande, il y a chez les Toulousains cette révolte permanente, cette contestation continue et cette volonté d’être différents. Cela tient à la culture de la ville, mais aussi à sa composition et à son histoire. Toulouse a su agréger et intégrer des personnes venues de partout, de tous pays. Portugais, Espagnols, Italiens, Maghrébins… Ici je sais que l’on peut et que l’on sait vivre ensemble ! Quand j’étais adjointe à la culture, je l’ai vécu. Ce vote, c’est aussi ça. Je suis convaincu que Toulouse n’est pas à gauche. C’est une ville «radicale»… Un peu à gauche, un peu à droite…

Quelle est la position du groupe que vous présidez dans le cadre des élections législatives ?

Au premier tour nous soutenons les candidats de la droite et du centre, sans préférence. Nous laissons se dérouler ces primaires entre eux au premier tour. Ensuite, au second tour, que les candidats soient centristes ou UMP, nous les soutiendrons sans équivoque. Mais je formule le regret que l’UMP et les partis centristes ne se soient pas entendus avant le début de cette campagne. Je suis une adepte de la concertation permanente. Nous avions l’occasion d’offrir une vraie alternative au monopole socialiste. Là, une nouvelle fois, nous sommes en ordre dispersé.

A l’UMP, certains critiquent le fait que vous ne soyez pas allée au combat pour ces législatives ?

Ce n’est pas mon combat. J’en ai un à la région aux-côtés de Gérard Trémège, mais mon vrai combat est celui de la reconquête de Toulouse…

Etes-vous donc déjà dans la réflexion pour cet objectif municipal ?

Je suis passionnée par ma ville. Et oui je pense que nous devons anticiper… préparer l’avenir. Car tout est possible pour 2014. En 2008, la gauche n’a pas gagné, c’est nous qui avons perdu ! Après les élections législatives, il faudra prendre le temps de se mettre autour d’une table avec des responsables politiques locaux dont Jean-Luc Moudenc. Nous devrons dresser un constat, se fixer des objectifs, puis un calendrier. Ce rendez-vous est indispensable.

Toulouse 2014 : «Le candidat numéro 1 n’est pas forcément celui qui est auto-proclamé»

On vous accuse d’avoir un regard attentif sur la campagne de la troisième circonscription. Celle ou Jean-Luc Moudenc est candidat. Vous confirmez ?

Peu importe le résultat, même s’il faudra inévitablement l’analyser. L’essentiel est ailleurs, et je ne suis pas «anti-Moudenc» quand je dis cela. Je suis simplement une élue engagée dans la reconquête, qui se demande qui pourrait être le bon candidat pour Toulouse. Il faut que l’on soit entendu lorsque nous disons que le candidat numéro un n’est peut-être pas forcément celui qui s’est auto-proclamé. Nous avons le devoir de créer les meilleures conditions possibles pour éventuellement regagner cette ville.

N’êtes-vous pas prisonniers ou orphelins de la nostalgie de Dominique Baudis et Philippe Douste-Blazy ?

Peut-être. Mais il existe d’autres Baudis et Douste-Blazy. Il faut juste leur donner l’occasion d’exercer  pour qu’ils deviennent de bons maires. Il y a de belles et de bonnes personnes à Toulouse.

Des noms ? Les postulants possibles sont-ils dans votre groupe ?

Je vais vous parler franchement. Lorsque j’ai débuté cette réflexion, j’étais plutôt sur l’idée d’un parachutage. Mais c’est en parlant aux Toulousains que je me suis aperçue qu’ils n’en voulaient pas… Alors à partir du moment où l’on ne croit pas en Jean-Luc Moudenc leader pour gagner, qui a alors la carrure ? J’affirme que François Chollet ou René Bouscatel sont les seuls à répondre aux critères nécessaires. Mises à part ces personnalités, qui en est capable ? Citez-moi un nom ! Qui ? A moins que l’on me prouve l’inverse. Je suis quelqu’un qui sait écouter.

Selon vous les deux personnalités évoquées s’y préparent-elles ?

Oui. Et quelque soit celui qui pourrait émerger, il n’y aura jamais de problèmes entre eux. Dans notre groupe, nous sommes ensemble !



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