Marc Tondriaux rassemble la gauche à Castanet

Marc Tondriaux présente son logo à la presse, avec le slogan : « Un nouvel élan pour Castanet

A Castanet-Tolosan, l’ensemble des composantes de la gauche a trouvé un leader : Marc Tondriaux. Secrétaire de la section PS de la ville, il affrontera le maire actuel Arnaud Lafon (MoDem) en mars 2014.

 

Marc Tondriaux, 58 ans, militant depuis une quarantaine d’années (d’abord au PSU puis au PS), ne s’est jamais présenté à une élection. Actuellement secrétaire de la section socialiste à Castanet, il avait déjà occupé ce poste entre 1989 et 1995. Puis, trop accaparé par sa situation professionnelle, Marc Tondriaux s’est mis « en retrait » des affaires politiques. Aujourd’hui, ce cadre dirigeant d’EADS « en fin de carrière », a retrouvé la disponibilité pour s’investir davantage. Et alors que la gauche castanéenne a souffert de ses divisions lors des deux dernières municipales, favorisant les victoires d’Arnaud Lafon, Marc Tondriaux apparaît comme l’homme de la situation. Lui qui n’a pas pris part aux distorsions semble le mieux placé pour mener le rassemblement. Le Front de Gauche, Europe Ecologie – Les Verts, le MRC et le PRG marchent avec lui sur une liste commune.  « Chacun a compris qu’il était temps de proposer un autre type de politique, plus participative, et qui permette aux citoyens de se réapproprier la ville », estime le candidat.

Maîtriser l’urbanisation et les finances

Cela passera par une autre vision de l’urbanisation, thème central du futur projet de Marc Tondriaux. « Le maire actuel a fait le choix de laisser la ville aux mains des promoteurs immobiliers avec un objectif clairement affiché : que chaque mètre carré soit source de taxe d’habitation », affirme-t-il, « ce n’est pas ce qu’on peut appeler une urbanisation cohérente et maîtrisée. » Selon le socialiste, Castanet subit une prolifération des résidences privées, au détriment « des lieux de rencontre et de partage.» Il pointe notamment l’absence de médiathèque et le manque de salles de réunion pour les associations. Dans un même temps, le candidat critique la réalisation de certains équipements, comme « la grande halle trop imposante et difficile à animer. » Un exemple « des investissements de façade dans des projets inadaptés aux besoins des habitants. » Ce constat vaut pour un autre sujet : les caméras de vidéosurveillance, « qui ont coûté plus d’un million d’euros pour surveiller les grandes artères et des bâtiments publics, alors que le véritable problème de sécurité à Castanet sont les cambriolages. »

« Arnaud Lafon décide et travaille en solo »

Au-delà du débat de fond, Marc Tondriaux dénonce un « problème de méthode » dans la gestion actuelle : « Arnaud Lafon décide et travaille en solo. Lors des conseils municipaux, les élus de sa majorité découvrent des choses en même temps que l’opposition. » En outre, il déplore « la concertation inexistante avec la population » dans l’élaboration des projets. Le candidat promet de rétablir le dialogue. Il a réussi le pari au sein de la gauche locale. Y parviendra-t-il au niveau d’une ville entière ?

 

Coralie Bombail



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