Manif au CG : Y at-il un gagnant à la Marquette ?

SYL jtoul-14-10-02

Cacophonie. Le Conseil général a capitulé devant les manifestants qui siégeaient devant ses grilles.

 

« Je suis surpris qu’il ait lâché ! » L’exclamation est signée Manuel Bompard, patron local du Parti de Gauche. Une fronde lancée à l’encontre de Pierre Izard, et qui fait suite à 17 jours de siège devant les grilles du Conseil général afin de défendre la poursuite de l’accompagnement des jeunes majeurs étrangers en situation d’isolement. Syndicats, associations et certains partis de gauche ont donc réussi à faire plier le 24 septembre dernier le président du Conseil général. Un fait plutôt rare qui fait suite à de nombreuses incohérences : « J’ai appris par un tract syndical ce qui se passait. Comment a-t-on pu en arriver là ? », s’insurge le conseiller général EELV Patrick Jimena. En coulisses, on tente de comprendre l’attitude de Pierre Izard. Dans certains couloirs, y compris ceux non éloignés des bureaux d’élus socialistes on s’interroge volontiers : « A mon avis il a été mal conseillé sur ce coup-là », nous commente un collaborateur averti. « Ce qui s’est passé est pour le moins étrange, car c’est une vraie rupture avec l’historique de l’institution », avoue Stéphane Borras, secrétaire adjoint de Sud Collectivités 31.

« Certains syndicats instrumentalisent »

Cette affaire a également eu le mérite de révéler au grand jour une guerre terrible que se livrent les syndicats au sein du Conseil général. Si Sud et la CGT ont été aux-côtés des manifestants, l’UNSA et FO ont joué une toute autre partition. L’UNSA a même sorti un tract stigmatisant l’action de ses concurrents sur le mode « certains syndicats instrumentalisent à des fins politiques… » : « Ils sont même allés au-delà de ce que raconte le patron », déplore Stéphane Borras, fustigeant ainsi une posture d’allégeance de l’UNSA envers Pierre Izard. Dans le même ton, FO a adressé le 16 septembre un courrier au président du Conseil général dénonçant les petits copains. Ambiance ! Patrick Jimena s’interroge également sur la méthode employée : « Pierre Izard aurait dû consulter les élus. Il a bien su organiser une séance extraordinaire sur la réforme territoriale, non ? » Conséquence directe de ce coup de chaleur au Conseil général, Pierre Izard a croisé dimanche dans une cour de la préfecture l’écologiste Henri Arévalo qui était candidat aux sénatoriales. L’homme de Villefranche-de-Lauragais a refusé la poignée de main … Il faut dire que quelques jours avant Henri Arévalo était venu apporter son soutien aux manifestants. De pures mauvaises langues (mais on aime plutôt ça !) argumentent autrement ce revirement de situation. Et s’il avait fallu libérer au plus vite l’esplanade du boulevard de la Marquette pour la mise en place de la scène de « Jazz sur son 31 » … On ose y croire. Et vous ?



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