L’UDI soutient officiellement Moudenc. Jean-Pierre Albouy met la pression

Le 22 janvier dernier, l’UDI de Jean-Louis Borloo a fait le choix de ne plus soutenir la candidature de Christine de Veyrac dans la course au Capitole. Une officialisation qui n’a rien eu de surprenant pour le landerneau politique puisque les principaux cadres de la formation centriste avaient déjà rejoint le camp de l’ancien maire… Parmi eux, Jean-Pierre Albouy, le président départemental du Nouveau Centre, qui avait devancé l’annonce de l’UDI en ralliant la campagne de Jean-Luc Moudenc quelques jours plus tôt : « Il faut maintenant que tous les centristes entrent dans la dynamique », entonne celui qui reste connu de tous comme le patron historique de feu « Havana Café. » Une phrase qui sonne également tel un avertissement à tous les centristes qui restent encore avec le frein sous les pieds, « Il est temps de dépasser les rancœurs. Il n’y a plus d’états d’âme à avoir si nous souhaitons la victoire. » Derrière ce ralliement se pose tout de même la question du positionnement de l’UDI toulousaine, car si l’investiture au candidat de l’UMP est désormais officielle, il n’en demeure pas moins que le flou perdure à certains étages. Certaines personnalités ont fait le choix de rester aux côtés de Christine de Veyrac, d’autres ne se bousculent pas pour faire les marchés et soutenir les colistiers de Jean-Luc Moudenc (on peut ici penser à l’état-major de la fédération formé de Jean Iglesis et Laurence Massat Guiraud-Chaumeil.)

« Il n’y a plus d’états d’âme à avoir » (JP Albouy)

« L’UDI est clairement un parti jeune, qui doit encore progresser dans son fonctionnement », tempère un Jean-Pierre Albouy d’ailleurs plutôt fier d’être à la tête du premier parti de l’UDI 31 : « Nous sommes la force centriste la plus imposante du département ! Nous participons déjà activement à la campagne de Jean-Luc Moudenc, autant sur le terrain que dans les commissions de travail. Mais nous n’oublions pas non plus d’aider les villes de l’agglo qui peuvent basculer telles Saint-Orens ou Balma par exemple. » Pour la suite, il se pourrait bien que Jean-Pierre Albouy prenne date. A l’instar de Jean-Jacques Bolzan (N°5 de la liste Moudenc) et de Philippe Lasterle (ex-candidat à la présidence de l’UDI 31), il s’apprête à demander des comptes à sa fédération à la sortie de l’échéance municipale, « il faudra faire un état des lieux »… A ce moment-là le leader local du « Nouveau Centre » se verrait sans doute jouer un rôle. Lequel ? Pour l’instant le soutien à Jean-Luc Moudenc reste de mise : « Je crois en la victoire sans mésestimer les forces de Pierre Cohen. »

 

Thomas Simonian



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