L’UDI et après ?

Ceux qui s’attendaient à de grands scoops en auront été pour leurs frais. L’UDI locale a récemment fait le point sur son rôle «majeur» aux prochaines échéances électorales. Réunis dans un café toulousain, ses représentants régionaux, Christine de Veyrac et Philippe Folliot en tête, ont affiché leur ambition : «devenir la force d’alternative, voire d’alternance en Midi-Pyrénées, région totalement monocolore» a déclaré le député du Tarn et coordonnateur du mouvement. Actuellement «en phase de mise en place de ses instances départementales provisoires», l’UDI, «formation indépendante» veut «concourir sous ses propres couleurs». A Toulouse pour les municipales de 2014, le mouvement aura sa liste autonome «mais cette règle pourra subir quelques exceptions au travers de listes d’union avec notre partenaire naturel l’UMP. Cela se fera au cas par cas, en fonction de décisions nationales» poursuit Ph. Folliot, tout en fustigeant le parti de droite : «Fillon, Copé, c’est bonnet blanc, blanc bonnet. Nos amis de l’UMP sont en train de goûter aux charmes et délices de la division que nous avons pratiquée pendant de nombreuses années. Nous avons fait le chemin inverse, de l’unité, de l’union.» Pour l’heure, le mouvement initié par Jean-Louis Borloo n’annonce donc pas de tête couronnée en route pour le Capitole. «A Toulouse, on ne s’en sortira que si nous avons avec nous des porteurs de projets industriels, universitaires, économiques, des gens de la société civile.» considère néanmoins la députée européenne Christine de Veyrac, n°1 pressentie. La ville rose, sujet semble-t-il trop réducteur pour Philippe Folliot : «Il n’y a pas que Toulouse. Il ne faudrait pas que derrière le bel arbre toulousain, on masque toute la forêt midi-pyrénéenne…» C’est sûr, à l’UDI, l’unité est en marche.

 

Claire Manaud



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