Louis Aliot : « Mon objectif est de faire 30% au premier tour »

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De gauche à droite, Julien Léonardelli, Louis Aliot, Maité Carsalade et Chantal Dounot-Sobraques

Louis Aliot, candidat FN aux élections régionales, a rencontré ce matin la presse toulousaine afin de marquer le top départ de sa campagne. A ses côtés, Julien Léonardelli, secrétaire départemental du FN 31 mais aussi, mais aussi deux anciennes élues municipales UMP…

 

Le candidat FN a laissé passer l’été avant de démarrer sa campagne. Une entrée un peu tardive par rapport à ses principaux adversaires, mais Louis Aliot est serein : « Deux sondages d’opinion me placent en tête du premier tour », rappelle-t-il. Il croit en outre au ‘‘potentiel’’ de la future grande Région pour son parti : «  Le FN est très fort en Languedoc-Roussillon, un peu moins en Midi-Pyrénées mais on note tout de même une progression aux différentes élections, présidentielles, municipales, départementales, et européennes. » Le candidat n’a pas dévoilé la tête de liste haut-garonnaise, celle-ci sera connue en même temps que les douze autres après la commission d’investiture du parti le 21 septembre prochain. En revanche, Louis Aliot a invité à sa conférence de presse, deux anciennes élues de la mairie de Toulouse qui sont venues « en amies » affirme le candidat. Il s’agit de Chantal Dounot-Sobraques, élue successivement dans les majorités de Dominique Baudis, Philippe Douste-Blazy, Jean-Luc Moudenc puis dans l’opposition durant le mandat de Pierre Cohen. Elle a quitté l’UMP il y a deux ans, « je suis libre », dit-elle aujourd’hui. Maité Carsalade, a également été élue de Dominique Baudis et Jean-Luc Moudenc, mais elle a pris sa carte au Front national depuis deux ans. Les deux femmes ne se sont pas exprimées lors de la conférence, mais leur seule présence a suffi à créer le ‘‘buzz’’ depuis ce matin.

« Tout le monde est mon adversaire »

Louis Aliot a profité de ce rendez-vous pour annoncer la tenue de plusieurs meetings de campagne. Le premier à Carmaux, « ville de Jean-Jaurès, emblème de cette gauche qui a failli », un autre à Nîmes en présence de Marine Le Pen et un à Toulouse avec Marion Maréchal-Le Pen. La date du meeting toulousain n’est pas encore connue, « ce sera à la fin du mois de novembre ou début décembre », précise Julien Léonardelli. D’ici là, la caravane rurale du FN sillonnera les routes de la grande région. « Mon objectif est de faire 30% au premier tour et créer ainsi une dynamique forte pour le second tour », lance le candidat, qui ne voit pas d’alliances possibles avec d’autres formations politiques : « Dominique Reynié aurait pu aussi bien représenter une liste PS qu’une liste centre mou… Il pourrait être capable d’appeler à voter PS au second tour… » Les autres candidats en prennent également pour leur grade : Philippe Saurel, «fait du sous-frêchisme, alors qui n’en a ni la carrure, ni la culture politique » ; La liste EELV, PC et Parti de gauche « partagent le même bilan avec les socialistes, ils partent séparément mais se rallieront au second tour pour des places et autres avantages » ; et Carole Delga (PS) « va subir le mauvais bilan du gouvernement »… Bref, « tout le monde est mon adversaire », résume-t-il.



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