L’interview décalée de Pierre Esplugas-Labatut

PIERRE ESPLUGAS @franck alixDifficile de mener de front plusieurs vies, mais il s’en accommode. Professeur de droit public à l’Université Toulouse 1 Capitole, il est aussi adjoint au maire de Toulouse chargé des musées et de l’art contemporain, conseiller métropolitain et président des Abattoirs. Découvrez quelques-uns de ses secrets à travers nos questions… décalées.

 

Vous est-il déjà arrivé de vous endormir au cinéma, au théâtre ou toute autre manifestation culturelle ?

“Nymphomaniac” de Lars Von Trier, une véritable purge, le cinéma qui se regarde le nombril.

 

Y a-t-il des sujets que vous vous interdisez d’aborder ?

Allez je vais rester soft : dire à des gens qu’ils sont la caricature de la gauche caviar.

 

Pour décliner une invitation chez des amis, que prétextez-vous ?

De manière très banale, le travail, mais c’est vrai que je travaille beaucoup et que je dois conjuguer une vie professionnelle universitaire et une vie d’élu toutes deux pleines.

 

Quelle est votre chanson d’amour préférée ?

‘’Couleur menthe à l’eau’’ d’Eddy Mitchell, mais j’aurais aimé qu’on me demande quels sont mes livres d’amour préférés, et j’aurais répondu tous les livres de Beigbeder qui de mon point de vue a compris pas mal de choses sur la relation humaine amoureuse même si je pense maintenant que l’amour dure plus de 3 ans !

 

Avec quelle personnalité aimeriez-vous échanger votre vie pour une journée ?

Michel Denisot : plusieurs vies dans une vie, homme de télé et discret, bosseur et dilettante, élégant et certainement plus déjanté qu’on ne le pense.

 

À quelle occasion avez-vous menti pour la dernière fois ?

Au restaurant, en disant que tout allait bien et penser que je n’y reviendrais pas, pas d’ailleurs pour la qualité de la cuisine (je trouve qu’on mange à peu près partout pareil), mais pour l’ambiance.

 

À quelle occasion vous est-il arrivé de penser : « je n’y arriverai jamais » ?

Chaque fois que je commence un article universitaire. Écrire un article de 20 ou 30 pages n’est jamais une évidence. Heureusement, la tendance est à une réduction du nombre de signes mêmes pour les universitaires !

 

Pour vous faire plaisir, quel plat faut-il vous cuisiner ?

Du lapin, cela faisait partie des plats classiques autrefois, mais qui tendent à disparaître. J’ai un côté seventies pour la bouffe.

 

Que feriez-vous si vous étiez, le temps d’une journée, dans un corps du sexe opposé ?

L’amour, cela m’a toujours intrigué ce que ressentait une fille dans ce moment particulier.

 

Une chanson a-t-elle marqué votre vie ?

Tout simplement, “Ô Toulouse” de Nougaro parce que je me sens profondément Toulousain et cette chanson est le véritable hymne de la ville.

 

Quel a été le moment le plus heureux de votre vie ?

Il est à venir, le 1er juillet prochain !

 

Quel serait votre pire cauchemar ?

Être chauve.

 

Avez-vous une recette miracle contre le stress ?

Je suis d’un naturel plutôt calme. En cas de période de stress violent, il faut dormir.

 

Quel est, pour vous, le plus grand luxe ?

Voyager en 1re classe dans un train, d’abord parce que j’adore les trains, ensuite, parce que les règles de la comptabilité publique tendent à exiger de plus en plus souvent la 2e classe.

 

Qu’est-ce qui vous pénalise le plus dans la vie ?

Avec la parité en politique d’être un homme. On ne mesure pas assez qu’une discrimination, fût-elle positive, reste une discrimination. Mais sans doute n’est-il n’est pas loin le temps d’une parité à rebours compte tenu du fait que la parité au profit des femmes est plus proche qu’on ne le croit.

 

Qu’aimeriez-vous que l’on dise de vous après votre mort ?

Je suis content de l’avoir connu.

 

 



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