L’éternelle opposition gauche-droite

 

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François Briançon et Pierre Cohen critiquent la gestion Moudenc

C’est lors d’un point presse, ce jeudi 11 décembre au Café le Florida, que les élus du groupe socialiste et Pierre Cohen sont revenus sur les sujets de l’actualité municipale et les principaux points à l’ordre du jour du prochain Conseil municipal. Compte rendu.

Par Myriam Balavoine

Dans le bar lounge du Florida, place du Capitole, l’ancien maire socialiste Pierre Cohen et une partie de ses élus se sont exprimés, en préambule du conseil municipal de demain, sur les sujets qui font l’actualité toulousaine. Entrée en matière avec la question du budget de la ville, dont le vote est repoussé en mars, compte tenu des « nombreuses réflexions nécessaires à son élaboration » tandis que celui de la communauté urbaine reste prévu pour décembre. La municipalité devrait voter, demain, une baisse de la participation de la ville au financement des transports, ramenée pour 2014 de 15 à 8 millions d’euros. Pour Pierre Cohen, cette année s’annonce comme « catastrophique », notamment en raison de « la forte baisse des dotations de l’Etat aux collectivités ». Il rappelle également le « trou de 100 millions d’euros » dont Jean-Luc Moudenc, son successeur, lui octroie la responsabilité : « c’est une attaque en règle totalement injuste. Ce trou n’est qu’une image d’illusion et de communication mais n’est pas réel ».

L’antagonisme politique

A l’ordre du jour également, le rachat tant décrié de l’aéroport. Le socialiste maintient clairement son désaccord : « pendant quatre ans, nous avons tenté de préserver la puissance publique et de montrer la capacité locale à reprendre les parts de l’Etat ». Dans la même veine, il accuse le maire actuel de présenter « une logique d’ouverture du capital » en annonçant avoir des garanties de la part de l’Etat et de l’acquéreur sino-canadien, qui se révèlent être « inexistantes ». Comme pour l’ensemble de la classe politique, le mot d’ordre reste encore la « vigilance ».

Globalement, le groupe socialiste s’oppose aux actions de la nouvelle municipalité, les jugeant inefficaces. Exemple avec la lutte contre l’insécurité, menée par l’adjoint Olivier Arsac, et l’armement des policiers municipaux qualifiée de « discours pseudo-sécuritaire qui ne règle en rien l’augmentation de la violence en centre ville ». Quant à l’implantation à Montaudran de la compagnie de théâtre de rue La Machine et d’un bâtiment à la mémoire de l’Aéropostale, Pierre Cohen en revendique la paternité tout en accusant Jean-Luc Moudenc de présenter un « projet entièrement récupéré ». C’est ensuite autour de la transformation du Conseil de Laïcité en « Toulouse Fraternité » et de la Commission des Libertés Publiques à laquelle il faut désormais ajouter « la Tranquillité Publique » que se porte le débat. Les élus d’opposition dénoncent « la copie conforme de structures existantes se faisant passer pour nouvelles et une politique de communication ». La guerre des clans n’est pas prête de s’arrêter.



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