« Les Républicains » toujours chassés en justice

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N.Sarkozy leader des “Républicains”. La contestation s’organise.

Combat. Le premier combat judiciaire a été remporté par le parti de Nicolas Sarkozy. Mais les avocats du collectif « Nous sommes les Républicains » ne baissent pas la garde.

C’est fait. « Les Républicains » sont ainsi nés … Le congrès de l’UMP qui s’est tenu le week-end dernier a bien entériné ce nouveau nom. Une appellation qui a pourtant animé les débats depuis de longues semaines, avec notamment le collectif « Nous sommes les Républicains » qui a lancé une action en justice pour empêcher Nicolas Sarkozy de s’octroyer le droit d’utiliser cette nouvelle marque. Le 26 mai dernier le référé qui avait été déposé par le collectif a été rejeté par le Tribunal de Paris : « Notre but n’a pas été atteint pour cette échéance, mais attention ce n’est pas une défaite sur le fond », nous confie l’un des avocats Vincent Fillola. Le combat continue donc avec un appel qui a été déjà déposé, « nous aurons une nouvelle date aujourd’hui ou demain », complète Christophe Lèguevaques, l’avocat toulousain à l’origine de la démarche. « Nous préparons désormais une plaidoirie sur le fond », ajoute-t-il.

« Dommage que l’Elysée ne fasse pas partie des requérants, on aurait ainsi pu facturer des honoraires » (Vincent Fillola)

Pour Nicolas Sarkozy la démarche entamée est pilotée par l’Elysée : « François Hollande aurait tout tenté pour empêcher le changement de nom. » L’avocat Vincent Fillola réplique en s’amusant : « C’est la ligne de défense de l’UMP depuis le départ, mais c’est complètement ubuesque. Derrière notre action il n’y a pas de politique politicienne … Il y a des requérants dans tout le pays, et d’origines politiques diverses. Le PS n’est donc pas à la manœuvre dans cette affaire-là, la meilleure preuve c’est que des partis comme le MRC ou Cap 21 font partie des soutiens. » Et d’ajouter avec le sourire en coin : « Dommage que l’Elysée ne fasse pas partie des requérants, on aurait ainsi pu facturer des honoraires. » Pour ce jeune avocat le combat vaut bien plus que ces querelles-là : « Le débat posé est celui des valeurs républicaines. Il s’agit donc de politique avec un grand P ! J’ai vécu dans une famille ou mes grands-parents avaient des opinions politiques différentes. Je suis donc l’héritier de cette culture républicaine, et prétendre le contraire est diffamatoire. Demain seuls les sympathisants de droite pourront se réclamer être des Républicains … Cela va créer une confusion dans le débat public. » Le collectif s’en prend également au logo du nouveau parti : « Il est une appropriation des symboles qui font notre République », plaide Vincent Fillola. « Nous avons trouvé 12 raisons d’attaquer la marque », nous déclare Christophe Lèguevaques. Républicains or not Républicains ? That is the question.



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