Les politiques toulousains sont tous Charlie

CHARLIE HEBDO
Forest/JT

L’attentat qui a touché la rédaction de Charlie Hebdo a largement fait réagir la classe politique locale. Pour le maire PS de Colomiers, Karine Traval-Michelet, « Il est de notre responsabilité de nous mobiliser contre une telle cruauté qui porte atteinte à nos valeurs républicaines. La France est un pays de liberté. Nous devons rester unis pour la défendre. » Un son de cloche relayé par le conseiller général EELV Patrick Jimena, « S’attaquer à un journal c’est porter atteinte à la liberté d’expression, à la liberté de penser, contre toutes nos libertés. » Le sénateur socialiste Claude Raynal a rappelé l’histoire de l’hebdo satirique : « Immense tristesse car Reiser, Cavanna, le Professeur Choron disparus hier, Cabu, Wolinski, Tignous, Charb, Maris, assassinés aujourd’hui étaient absolument nécessaires à notre temps, des polémistes de talent capables en permanence de réinterroger les fondements de notre Société. » Le conseiller général PS Serge Soula de rajouter : « Je pleure mon journal, ses journalistes, son personnel, mon Charlie Hebdomadaire! Il faut acheter cette semaine Charlie Hebdo, en réponse à cet acte lâche et horrible contre ce que Charlie symbolise : la liberté, la laïcité, la République. » Le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc a vu dans cet événement comme un rappel à ce que la ville rose a déjà vécu : « Devant le crime odieux commis à ‪Charlie Hebdo, la République doit se rassembler, comme ‪Toulouse avait su le faire en mars 2012. » La députée UMP Laurence Arribagé a élargi ses propos à la profession de journaliste : « Je veux dire toute ma solidarité à la rédaction de Charlie Hebdo, aux victimes, aux familles des innocents tués par ces barbares ainsi qu’à l’ensemble des journalistes de notre pays dont la liberté d’informer et le courage de déplaire ne sauraient être remis en question.» Quant à l’équipe départementale du Parti de Gauche, elle prévient : « Nous ne céderons pas aux tentatives de diviser les Français et de semer la haine. Nous tiendrons bon sur nos valeurs républicaines : la liberté, l’égalité, la fraternité et la laïcité. » La classe politique toulousaine est donc unanime. La liberté d’expression à la française a été touché en plein cœur : « Un acte d’une rare barbarie, l’horreur et en même temps une atteinte à la liberté de la presse, expression supérieure de la démocratie », synthétise le président de la région Martin Malvy.

 



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