Les politiques font leur rentrée

C’est une tradition. Tout politique digne de ce nom se doit de faire sa conférence de presse de rentrée. Cette année, c’est le leader de l’opposition municipale, Jean-Luc Moudenc, qui a «dégainé» le premier, la semaine dernière. Pierre Cohen, Christine de Veyrac et René Bouscatel ont suivi… Revue d’effectif avec Coralie Bombail et Thomas Simonian.

 

Cohen dit transformer la ville

 

Quelques jours après son principal opposant, Jean-Luc Moudenc, Pierre Cohen avait donné rendez-vous à la presse… Pourtant le Maire n’a pas tenu à s’étendre sur les attaques de son adversaire. Celui-ci avait notamment relevé des incohérences dans le recensement de la population. Toulouse compterait seulement 800 habitants supplémentaires par an entre 2006 et 2009, contre 6 800 entre 1999 et 2004. Une baisse qui ferait perdre «5 millions d’euros» à la ville selon Jean-Luc Moudenc. «Un chiffre tiré par les cheveux» répond Pierre Cohen. La seule vraie question est selon lui : «La méthode de recensement de l’INSEE par échantillon est-elle bonne ?» Pierre Cohen est également revenu sur les grands projets de la ville en abordant les chantiers qui perturbent les rues de Toulouse et qui sont signe «que la ville est en transformation, tel que je l’avais promis». Autre grand chantier, la construction de logements sociaux qui sera un défi important pour Toulouse. Le futur quota de 25% pour les grandes villes «est un objectif lourd bien que nécessaire».

 

Bouscatel : « C’est comme la mayonnaise, quand ça prend c’est excellent ! »

 

Le 24 septembre c’était au tour du groupe «Toulouse Métropole d’Europe» de faire un «tour de chauffe.» C’est un François Chollet offensif qui a «taclé» le Maire sur le dossier Sanofi, en faisant référence au «patrons-voyous» lancé par Pierre Cohen à destination de la direction du laboratoire : «Son attitude est irresponsable ! Il y a dans ce type de dossiers une question de pragmatisme et de méthode.» La charge contre la municipalité en place s’est alourdie avec  René Bouscatel : «Vit-on mieux à Toulouse depuis quatre ans ? La réponse est non ! Il y a un mal-être dans cette ville. On ne progresse pas on régresse !» Le président du Stade Toulousain a également profité de la tribune pour répondre à Jean-Luc Moudenc sur ses propos tenus dans notre dernière édition («Il ne faudra pas compter sur moi pour fusionner au second tour en cas de deuxième liste à droite.») : «Cela démontre une attitude personnelle et irresponsable. Entre ce qui se dit maintenant et ce qui se passera après…» Tout le monde l’aura compris, le ton monte au sein de la droite toulousaine, et René Bouscatel se prépare : «C’est comme la mayonnaise, quand ça prend c’est excellent !» Bouscatel, Chollet, De Veyrac… trois personnalités qui commencent à «montrer les dents.»

 

De Veyrac ne se cache plus

Un déclic a sans doute eu lieu dans la tête de la députée européenne Christine de Veyrac. Avec le lancement officiel de son association «Rive doite, rive gauche», plus question de se cacher. Devant plus de 300 personnes, et aux côtés de l’avocat Eric Mouton, elle a défini le 20 septembre dernier le cadre de son action : «Je suis inquiète devant l’évolution de notre ville. Or, Toulouse a tous les atouts. Nous devons porter une ambition pour elle.» La volonté est claire. Il s’agit de préparer la future échéance municipale en offrant une vitrine capable d’attirer à elle la société civile et les quartiers : «Un lieu d’échanges pour faire vivre des idées nouvelles.» Le sénateur «radical» Alain Chatillon, le conseiller régional Laurent Cuzacq, les élus toulousains René Bouscatel, François Chollet et Marie Déqué, ou bien encore les centristes Jean-Jacques Bolzan, Jean Iglesis et Laurence Massat … Autant de personnalités qui étaient présentes. Un gage pour l’avenir ? Christine de Veyrac est bel et bien lancée pour 2014. Elle souhaitait faire passer le message. C’est fait !

 

Thomas Simonian et Coralie Bombail



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