Les défis de la rentrée pour Jean-Luc Moudenc

©Coralie Bombail/JT
©Coralie Bombail/JT

Le maire de Toulouse a organisé hier sa conférence de presse de rentrée. Il a abordé tous les dossiers marquants du moment et les projets à venir. Le temps est venu « de se retrousser les manches », a déclaré Jean-Luc Moudenc.

Actualité oblige, Jean-Luc Moudenc a tenu à préciser tout ce qui serait mis en œuvre par la ville pour accueillir les migrants. Il s’est prononcé en faveur « d’un accompagnement durable » des personnes, c’est-à-dire « outre le logement, la maîtrise de la langue et la scolarisation des enfants seront des priorités ». En parallèle, il annonce le démantèlement « du bidonville au Ramier, qui est une favela illicite, insalubre et dangereuse, nous sommes prêts à organiser le déménagement des familles dans des lieux dignes de la personne humaine », affirme le maire, qui appelle l’Etat à prendre ses responsabilités dans ce dossier…  En ce qui concerne l’hébergement des migrants, la municipalité privilégiera des logements diffus dans la ville aux villages d’accueil « pour prévenir tout phénomène de stigmatisation ». En revanche, les demandes des réfugiés pour accéder à un logement social ne seront pas prioritaires sur les 25 000 demandeurs déjà en attente.

Sur l’action municipale, Jean-Luc Moudenc a fait le point sur les grands projets de son mandat. En matière de transports, le tracé de la 3e ligne sera connu en décembre, « nous étudierons le scénario financier en 2016, pour un début des travaux en 2019-2020 », précise-t-il. Quant au PLB (Prolongement de la ligne B), «la commission d’enquête publique a rendu un avis réservé (un avis favorable avec des réserves, en réalité, ndlr), nous l’étudions en détails, afin de prendre une décision cohérente».  En urbanisme, l’adjointe Annette Laignau a réaffirmé la volonté d’inscrire le centre-ville de Toulouse au patrimoine mondial de l’Unesco : « La rénovation de la place Saint-Sernin intervient dans ce cadre-là, mais elle se fera sur le long terme au regard du coût du projet », explique-t-elle. La sécurité reste une priorité. L’élu Olivier Arsac poursuit les deux gros chantiers que sont le recrutement des 150 policiers municipaux supplémentaires et l’installation des caméras de vidéo protection.

« Cela nous permettra d’avoir davantage de poids auprès du gouvernement pour faire entendre la voix du monde urbain »

Jean-Luc Moudenc a profité de ce rendez-vous pour annoncer la fusion de l’Association des maires des grandes villes de France, qu’il préside, avec l’association des communautés urbaines, présidée par le maire de Lyon Gérard Collomb (PS). «J’en prendrai la présidence, et Gérard Collomb la présidence déléguée», détaille Jean-Luc Moudenc, « nous représenterons ainsi 28 millions d’habitants, cela nous permettra d’avoir davantage de poids  auprès du gouvernement pour faire entendre la voix du monde urbain qui en a bien besoin. »

Mais le sujet sensible de l’année sera certainement la négociation entamée avec le département concernant les transferts de compétences prévus dans la loi Notre. Ainsi plusieurs compétences du Conseil départemental devront passer dans le giron métropolitain en 2017. « La discussion avec Georges Méric est lancée, pour l’instant, nous lui avons demandé une photographie complète des compétences du département », annonce Jean-Luc Moudenc. Si les deux collectivités ne trouvent pas un accord sur le sujet, les compétences visées par la loi seront transférées automatiquement à la métropole.



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