Voici le parti qui va «pirater» les législatives


Les «Anonymous» se retrouvent dans un mouvement politique

En Allemagne ou dans les pays nordiques, le Parti Pirate s’est déjà imposé. En France, faisant notamment suite à l’arrivée des manifestations d’Anonymous, il compte bien s’installer dans notre paysage politique à l’occasion de ces élections législatives.

Comme un premier galop d’essai, ces défenseurs de la protection des droits et des libertés fondamentales via notamment les nouvelles technologies commencent à s’organiser : «Je vois petit à petit que certaines libertés disparaissent… Des monopoles privés tentent d’avoir une emprise sur le web pour en faire un relais de consommation, alors qu’il doit rester un outil de démocratisation, en favorisant le partage du savoir et de la connaissance» précise Carole Fabre, candidate du Parti Pirate sur la troisième circonscription.

Cette consultante spécialisée dans les réseaux sociaux, que nous avons rencontrée dans les locaux de «Mix’art Myrys» dans le cadre du «Toulouse hacker space factory» qui avait lieu le week-end dernier, est convaincue que cette initiative est compatible avec la culture de notre pays : «Ces élections sont un premier test… mais ça va prendre avec le temps ! En 2014, il y aura d’autres échéances comme les municipales ou les européennes. Nous serons prêts.» Carole Fabre admet qu’aujourd’hui, au gré des rencontres, il y a beaucoup de curiosité autour de ce nouveau parti, et que certaines propositions interpellent : «Comme celle du revenu de base, qui serait alloué à tout citoyen de la naissance à la mort, individuellement et sans conditions.

Cela permettrait de sortir de la civilisation du travail inutile. Ce sera un levier libérateur d’énergies. Cette idée est un mouvement mondial pensé depuis très longtemps par des économistes.» Sur la troisième circonscription, Carole Fabre a déjà rencontré Alain Fillola et François Simon, Laurence Massat devrait suivre : «Au départ je n’avais pas réalisé tout l’enjeu qu’il y avait autour de cette circonscription (rires) ! Ils étaient très curieux de connaître notre parti, ils m’ont paru ouverts et sympathiques, mais ils ne sont pas prêts à faire appliquer nos idées.» Pour le Parti Pirate, l’histoire ne fait que commencer.

Thomas Simonian



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