L’équipe Plancade répond au billet de Marc Sztulman « Les sirènes des municipales… »

« Le colistier de M. Cohen monté sans doute il y a trop longtemps dans le bateau d’Ulysse, en est apparemment resté, en matière de police municipale, au garde-champêtre qui fait fuir les braconniers de ses roulements de tambour : ce n’est pas cette police là que J.P. Plancade veut développer dans la 4° ville de France, la capitale aéronautique de l’Europe, la métropole du futur skytran…

De quoi s’agit-il en fait ? Toulouse disposait de 17 caméras de vidéosurveillance en 2008 à la fin de la mandature de M. Moudenc, qui atteint depuis par la grâce, en veut maintenant… 200 de plus !

M. Cohen, à la fin de son mandat peut être crédité aujourd’hui de… 4 caméras supplémentaires, puisqu’il y en a à l’heure actuelle 21 à Toulouse, et encore, pour autant que toutes les mesures ante- et post- installation prévues par la municipalité Cohen aient été épuisées… A titre de comparaison, avec des populations entre 300 et 450 000 habitants, Lyon, 3° ville de France et municipalité socialiste elle-aussi, dispose de 262 caméras et son candidat-maire propose d’en installer 180 supplémentaires s’il est réélu… La ville de Nice, avec un maire UMP, et 5° ville de France, est couverte quant à elle par… 820 caméras… qui permettent… une interpellation sur trois.

Il faut donc à Toulouse, enfin, une police municipale moderne, plus nombreuse (là aussi le constat de faiblesse est flagrant si on compare Toulouse à Lyon et Nice), mieux équipée, installée territorialement dans tous les secteurs et présente 24 heures sur 24.

Mais cette police ne doit pas être aveugle, car sinon des effectifs pléthoriques ne suffiraient pas. C’est pourquoi parallèlement à l’augmentation indispensable des effectifs et des moyens qui leur sont attribués, Jean-Pierre Plancade propose, au travers d’un centre de supervision municipal, l’installation sur 5 ans à Toulouse d’un minimum de 300 caméras intelligentes de vidéo-protection : ce système permet au moyen de logiciels perfectionnés de détecter les comportements, les lueurs, les bruits, suspects.

Le colistier de M. Cohen, ne semble pas non plus un adepte des techniques modernes de vidéo protection : en effet les images de plusieurs caméras peuvent être regroupées sur un seul écran, avec un seul opérateur couvrant plusieurs caméras, et même plusieurs écrans, puisque nous avons affaire ici à des caméras intelligentes : lorsqu’une anormalité est décelée par une caméra, elle alerte aussitôt de façon sonore et lumineuse le superviseur qui en a la charge, qui apporte la vérification humaine nécessaire du travail de la caméra, avant de diligenter là où il le faut les effectifs nécessaires au traitement du problème survenu. Nous sommes alors loin du chiffre de 150 agents évoqué, puisque 50 personnes maximum, réparties par vacations, suffiront à cette tâche, qui ne seront pas d’ailleurs des policiers municipaux, mais des employés municipaux, formés, contrôlés, et assermentés.

La plupart du temps, la caméra n’empêchera peut-être pas la survenance du crime ou du délit, mais elle contribuera à coup sûr à l’identification de son auteur, au travers de son cheminement dans la ville, dans les transports en commun, antérieur à son méfait, période au cours de laquelle il n’aura pas toujours pensé à se cacher ou masquer… Les malfaisants adapteront certes leur comportement… en s’abstenant de commettre leurs méfaits, en sachant que des caméras filment en temps réel leurs agissements… Les radars fixes de vitesse, parfaitement signalés sur nos routes n’ont pas connu de baisse notable de leur activité alors que les usagers sont pourtant parfaitement au fait de leur localisation…

Le scénario catastrophique développé par le colistier de M. Cohen, ne s’est, heureusement, jamais produit dans les villes de plus en plus nombreuses, qui depuis longtemps ont décidé de confier à des systèmes de vidéo protection ce qu’il n’était plus possible humainement de surveiller efficacement. La vidéo protection ainsi résumée, telle que la conçoit Jean-Pierre Plancade pour Toulouse,  n’est en aucune façon le système orwellien tentaculaire et liberticide qu’imagine le colistier de M. Cohen, mais au contraire, un moyen moderne de protéger les citadins face à la montée permanente de l’insécurité. En cette matière, comme dans d’autres, Toulouse ne doit plus être dans la queue du peloton, mais devant ! »

 

 



5 COMMENTAIRES SUR L’équipe Plancade répond au billet de Marc Sztulman « Les sirènes des municipales… »

  1. Mam dit :

    A croire que Jean Pierre Plancade en veut vraiment à Marc Sztulman…

  2. Hervé dit :

    Je sais de source sure que M. Plancade a demandé à M. Sztulman d’être son colistier. Ce dernier ayant refusé, M. Plancade aurait-il une dent contre lui ? Il n’y a rien de pire qu’un amant éconduit…

  3. Marc Sztulman dit :

    Bonsoir,

    Deux billets de l’équipe Plancade en deux jours, c’est consternant. D’abord, l’avocat a essayé maladroitement de m’attaquer, devant si peu de réussite la liste entière aujourd’hui, j’ose à peine imaginer ce qui m’attend demain…

    Sur le fond, vous mélangez comme à votre habitude fantasme et réalité, tout en proposant un système manifestement illégal… ce qui vous en conviendrez est un comble pour un parlementaire,

    De grâce Monsieur le Sénateur, je pense que les toulousains attendent mieux que votre obsession pour ma personne, je ne peux que vous conseiller de quitter la campagne caniveau dans laquelle vous vous vautrez, pour vous mettre au niveau…

    Cordialement,

    Marc Sztulman

  4. Jehanne dit :

    “La montée permanente de l’insécurité”… Il est malheureux que les municipales deviennent en permanence le prétexte à une propagande qui ne se préoccupe ni des compétences du maire, ni des lois en vigueur dans notre pays, ni de la réalité de terrain…. Les caméras intelligentes? si ce système peut être utile contre l’insécurité, pourquoi ne pas l’avoir défendu en tant que sénateur? Ce n’est pourtant pas le temps qui a manqué à M. Plancade!!!! Parce qu’il n’a jamais été dans les pouvoirs du maire de déroger aux lois nationales….

  5. JF MIGNARD dit :

    “nous avons affaire ici à des caméras intelligentes : lorsqu’une anormalité est décelée par une caméra, elle alerte aussitôt de façon sonore et lumineuse le superviseur qui en a la charge…”
    Des machines intelligentes qui repèrent les comportements “anormaux” de nos concitoyens et qui sonnent l’alerte et font donner la police. Et cela ne serait pas orwellien ?
    Étonnant !

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