L’emprise de JLM sur la campagne

Jean-Luc Moudenc ©Franck Alix
JL Moudenc fixe le cap. Ici avec son adjoint JJ Bolzan

Stratège. Le maire de Toulouse est le vrai « manitou » de cette campagne départementale.

Il est partout. Sur les marchés d’Escalquens, de Blagnac, de Saint-Jory … En réunion publique sur la quasi-totalité des cantons toulousains … Jean-Luc Moudenc a réussi le tour de force d’être l’homme clé de cette campagne départementale sans être lui-même candidat. Au point même d’être devenu la cible privilégiée des candidats socialistes et radicaux : « Il veut métropoliser le département », entonnent-ils en chœur. Derrière ce constat se cache en fait une vraie stratégie : « Son objectif est de personnifier la campagne. En se plaçant comme référent vis-à-vis de l’électeur il permet à ses candidats de faire campagne sans jouer sur les étiquettes politiques … Bordeaux avait connu en son temps le « Chabanisme », lui est en train de mettre en place le « Moudencisme ». « Si dimanche soir l’effet fonctionne, ce ne sera alors que le début d’une toile qu’il est en train de tisser habilement », analyse notre politologue Stéphane Baumont.

” Le début d’une toile qu’il est en train de tisser habilement “

Afin que le plan soit en effet une réussite pour ces départementales, le maire de Toulouse n’a rien laissé au hasard. Toute cette campagne départementale est même cordonnée depuis le Capitole via Arnaud Mounier, son conseiller politique. Deux maillons essentiels sont venus compléter ce dispositif : le fidèle Sacha Briand (le grand argentier de la ville et de la métropole) et Xavier Spanghero (secrétaire départemental adjoint de l’UMP.) Ces deux-là ont travaillé ardemment à la constitution des binômes candidats, et aux relations avec les partis partenaires. Afin de rééditer cette union qui a fait son succès municipal, Jean-Luc Moudenc a tenu à rassembler toutes les sensibilités … et toutes les susceptibilités. C’est ainsi que pour définir une stratégie commune, un comité d’élus expérimentés a été consulté (formé notamment de Jean-Marc Dumoulin, Jennifer Courtois-Périssé, André Ducap, Elisabeth Pouchelon, Michel Aujoulat ou bien encore Arnaud Lafon.) Le tout sous la bienveillance du sénateur-maire de Revel, Alain Chatillon. Une vraie habileté. Quant à la question de la future présidence du département en cas de victoire de la droite, tout est déjà anticipé : « Il ne peut pas se permettre d’avoir un opposant dans son propre camp », commente Stéphane Baumont. Les résultats des départementales ne sont pas encore tombés, mais JLM a déjà un tour d’avance. Il a déjà pris la main sur l’échéance régionale …

 



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