“L’égalité, ce n’est pas l’assistanat, c’est la solidarité” “L’égalité, ce n’est pas l’assistanat, c’est la solidarité” “L’égalité, ce n’est pas l’assistanat, c’est la solidarité”

François Hollande tenait au Bourget voilà quelques jours son premier grand meeting de campagne. Annoncé et préparé comme “un rassemblement de masse”, ils étaient quelques 10.000 personnes à avoir répondu présent, à ce qui devait être le véritable lancement de sa campagne.

 

Le récapitulatif des propositions de François Hollande

 

Dans un discours très Mitterrandien, l’homme s’est découvert autre, surprenant même ses propres amis en allant plus loin que prévu dans ses propositions.

C’est ainsi qu’il appuiera longuement sur 3 propositions non négociables selon lui comme :

 

* Introduire “le non-cumul des mandats pour les parlementaires”

* Instaurer le droit de vote des étrangers aux élections locales

* Inscrire la loi de 1905 sur la laïcité “dans la Constitution” car la laïcité est “une valeur qui libère et qui protège” face “aux communautarismes”

* Réduire “de 30 %” les salaires du président de la République et des ministres.

* Légiférer sur la séparation des activités de crédit et de spéculation au sein des banques

* Créer une “agence publique de notation au niveau européen”

* Créer une banque publique d’investissement

* Mettre fin à la règle du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite

* Départ à la retraite à 60 ans, pour “ceux qui ont commencé à travailler tôt et auront la garantie de partir à taux plein”

* Le livret A verra son plafond doublé afin que tous les Français puissent financer le logement social

* Encadrement les loyers là où les prix sont manifestement excessifs

* Créer “des zones de sécurité prioritaires là où il y a des taux de délinquance les plus élevés”

 

“JE SERAI LE PRÉSIDENT DE LA FIN DES PRIVILÈGES”

 

La “blessure” du 21 avril 2002. Comme prévu, le candidat socialiste a donné une tonalité très personnelle à son discours. “Je revendique une simplicité qui n’est pas une retenue mais la marque de l’authentique autorité ; mon secret, que j’ai gardé depuis longtemps : j’aime les gens quand d’autres sont fascinés par l’argent.”

L’ancien premier secrétaire du PS a évoqué le 21 avril 2002, jour où le candidat socialiste Lionel Jospin a été éliminé du premier tour de l’élection présidentielle au profit de Jean-Marie Le Pen : “une blessure que je porte encore sur moi, j’en ai encore la trace. J’en ai tiré toutes les leçons, moi je ne laisserai pas les ouvriers, les employés, aller vers une famille politique qui n’a jamais rien fait pour aider ces classes-là. Je ne laisserai pas une formation politique se présenter comme la voix du peuple alors qu’elle veut simplement se servir de lui.”

 

Sa conception de la présidence de la République. Le député de Corrèze a rejeté le mode de gouvernance adopté par Nicolas Sarkozy depuis cinq ans. “Présider la République, c’est refuser que tout procède d’un seul homme, d’un seul raisonnement, d’un seul parti qui risque de devenir un clan, a déclaré François Hollande. Présider la République, c’est accepter de partager le pouvoir de nomination aux plus hautes fonctions, (…) c’est ne pas nommer le président ou les présidents des chaînes et des radios du service public, (…) c’est garantir l’indépendance de la justice en écartant toute intervention du pouvoir sur les affaires, en préservant la liberté de la presse, en protégeant ses sources d’information. Présider la République, c’est être impitoyable à l’égard de la corruption.”

 

“Mon véritable adversaire, c’est le monde de la finance”. François Hollande a également ciblé “le monde de la finance”, son “véritable adversaire”. “Il ne sera jamais candidat, et ne sera donc jamais élu. Et pourtant, il gouverne”, a fustigé le candidat socialiste. “Maîtriser la finance commencera par le vote d’une loi sur les banques qui les obligera à séparer leurs activités de crédit et de spéculation. Les produits financiers sans lien avec les nécessités de l’économie réelle, seront purement et simplement interdits. Les stock options et les bonus seront encadrés”, a-t-il annoncé.

Le député de Corrèze a également plaidé pour “une agence publique de notation au niveau européen” et pour “une taxe sur toutes les transactions financières, qui ne soit pas le rétablissement de l’impôt de bourse [mais] une véritable taxe avec ceux en Europe qui voudront la mettre en place avec nous”. Une Europe qu’il veut “une Europe de croissance, de solidarité, de protection”.

 

Un nouveau traité franco-allemand. Il compte sur l’Allemagne pour réactiver le moteur franco-allemand : “En janvier 2013, si les Français m’en donnent mandat, je proposerai à la chancelière d’Allemagne, l’élaboration d’un nouveau traité franco-allemand, un demi-siècle après le traité de de Gaulle et Adenauer.”

 

“La réindustrialisation de la France”. François Hollande a ensuite élevé en “priorité” la “réindustrialisation de la France”, avec la création d’une “banque publique d’investissement”.

 

Une “transition énergétique”. Le candidat du PS a rappelé son engagement “à ce que la part du nucléaire soit réduite à 50 % d’ici à 2025″. “Nous avons besoin d’une industrie nucléaire forte, inventant les technologies et le progrès de demain. Nous avons besoin aussi d’un plan d’énergies renouvelables, d’un plan d’économies d’énergie”, a-t-il déclaré.

 

Le redressement des finances publiques. François Hollande a annoncé qu’il rétablira “l’équilibre budgétaire en fin du mandat”, en supprimant “les niches accordées aux ménages les plus aisés et aux grandes entreprises”. “Le nombre de fonctionnaires n’augmentera pas. Il sera mis fin à la règle aveugle du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite”, a-t-il proposé.

 

“Le président de la fin des privilèges”. “Je serai le président de la fin des privilèges parce que je ne peux pas admettre que pendant ce temps-là où certains s’enrichissent sans limite, la pauvreté s’aggrave, et 8 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté, dont beaucoup trop d’enfants, a-t-il déclaré. L’égalité, ce n’est pas l’égalitarisme, c’est la justice ; ce n’est pas l’assistanat, c’est la solidarité. Les Français n’ont rien à craindre de l’égalité, de la redistribution.”

 

“L’accès pour tous au logement” C’est dans la ligne de cette égalité que François Hollande a proposé “l’accès au logement pour tous”. “Le livret A verra son plafond doublé afin que tous les Français puissent financer le logement social”, a déclaré le candidat du PS.

 

“Une sécurité pour tous” François Hollande a affirmé que “l’insécurité est une injustice sociale” et a proposé la création de “zones de sécurité prioritaires là où il y a des taux de délinquance les plus élevés”. “Je lutterai contre tous les trafics, toutes les mafias. (…) Ceux qui ont pu croire que la loi ne les concernait pas : la République vous rattrapera”, a-t-il menacé.

 

André Gérôme Gallego



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