Le virage sécurité de Moudenc

2014 s’engage sur la thématique de la sécurité pour Jean-Luc Moudenc. Ce matin en point presse le candidat à la mairie n’a pas été avare en attaques en la matière  envers le locataire actuel du Capitole : « Que ses nouvelles lunettes lui permettent de voir la réalité en face. Il a peu souvent osé prononcer le mot sécurité. » Une charge sévère résultant pour partie du porte-à-porte mené actuellement par les équipes de l’ancien maire : « Beaucoup de Toulousains sont inquiets sur le sujet, ils nous le disent. C’est pour cela que c’est pour nous une priorité. » Parmi les propositions avancées par le candidat, notons notamment une transformation de l’actuel Office de la Tranquillité « en lui donnant une dimension opérationnelle. » C’est d’ailleurs dans cette logique que Jean-Luc Moudenc annonce également la création d’une « Brigade d’intervention rapide » au sein de la Police Municipale ; cette dernière qui verrait par ailleurs ses effectifs doubler (près de 150 policiers supplémentaires sur le terrain.) Le chef de file UMP a également décidé de s’attaquer à la mendicité agressive, « nous mettrons fin à la passivité actuelle », en tenant un discours ferme et tranchant : « A titre personnel, je suis pour la suppression des aides pour les vaccins destinés aux chiens appartenant à des SDF. Cela aggrave le problème à Toulouse. » Le couplet reste à l’identique sur la thématique de la prostitution : « Il y a des excès dans certains quartiers dans lesquels les citoyens sont excédés. Nous prendrons des arrêtés municipaux. » Le débat qui a agité le landerneau politique depuis plusieurs mois, celui de la vidéoprotection, n’a pas été oublié, Jean-Luc Moudenc confortant sa position : « Nous proposons une généralisation. » Dans les faits, cela équivaut à l’installation de près de 200 caméras pour un coût estimé à 5 millions d’euros, mais dont la moitié serait financée par des aides de l’Etat (Manuel Valls soutenant l’initiative nationalement.) S’il place la sécurité comme une priorité, le candidat Moudenc  sait aussi que la question du financement reste sensible, et que l’heure des économies a sonné en ces temps de crise : « Nous solliciterons l’aide de cabinets d’expertise-comptable pour réfléchir à un plan de maîtrise du budget investissements. » Mais si la sécurité est ainsi mise en avant par l’ancien édile, c’est aussi pour des raisons politiques. Il doit museler le Rassemblement Bleu Marine de Serge Laroze : « Si nous ne parlons pas de ces sujets, les électeurs se tourneront vers le pire. » Une façon d’assumer un virage…

 

Thomas Simonian

 



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