Le patron du PS 31 se confie ; Sébastien Denard «Cette fois-ci on ne laisse pas passer !»

Sébastien Denard

Sébastien Denard est aujourd’hui concentré sur l’échéance présidentielle. Mais il le sait, des sujets brûlants l’attendront à la sortie (le parachutage de Christophe Borgel sur la 9ème circonscription ou le bras de fer entre François Simon et Alain Fillola sur la troisième). Le premier secrétaire de la Fédération Haute-Garonne du Parti Socialiste aborde sans détours tous les sujets qui font l’actualité : la Présidentielle, les législatives, les accords avec Europe Ecologie – Les Verts, et Toulouse en 2014.

Votre fédération vient de vivre deux moments importants avec la primaire de la Présidentielle ouverte à tous, et celle des législatives ouverte aux militants. Comment sortez-vous de ces épisodes ?

La «primaire citoyenne» pour la Présidentielle a vraiment été un grand moment pour tous. Mais nous avons déjà tourné la page. La Fédération est clairement axée aujourd’hui sur la Présidentielle. On aurait pu penser avoir quelques difficultés pour démarrer cette campagne, après le passage difficile des investitures aux législatives qui aurait pu laisser beaucoup de traces. Ce n’est pas le cas ! J’ai vraiment une Fédération motivée, des sections en ordre de bataille et des militants déjà sur le terrain.

Avez-vous le sentiment, contrairement à ce que vous aviez vécu pour Lionel Jospin et Ségolène Royal, que tout le PS est cette fois-ci derrière son candidat ?

Je le ressens très fortement au niveau des militants. En 2002, on nous promettait l’Elysée. En 2007, nous avons eu droit à une grosse campagne de Sarkozy. Cela a engendré dans nos rangs une certaine frustration. Et donc aujourd’hui le leitmotiv au PS est : «Cette fois-ci on ne laisse pas passer !» Il y a vraiment une envie, une motivation.

«Hollande star des militants !»

Le candidat Hollande vu de Toulouse ?

C’est un candidat qui pendant onze ans a été premier secrétaire de notre parti, et qui à ce titre est venu très souvent à Toulouse. Il y a noué de véritables amitiés avec certains de nos élus et certains cadres de la Fédération. Il a un vrai sens du contact et une approche terrain de la politique, qui en fait la «star» des militants !

Le PS a signé un accord avec «Europe Ecologie-Les Verts». Comment se matérialise-t-il localement ?

Le dossier est complexe car l’accord est national. Paris nous a demandé quelles circonscriptions nous laisserions aux candidats écologistes. Cela a été fait, mais dans un contexte tendu en interne. Nous sommes dans un département fortement ancré socialiste, et laisser de la place est toujours difficile… Mais notre Fédération a joué le jeu ! L’important reste la question de fond entre nos deux partis : Comment allons-nous gérer sûrement ensemble notre pays durant les cinq années qui viennent ? Dans cet objectif-là, nous allons proposer localement une rencontre avec nos amis d’Europe Ecologie-Les Verts. Il y aura sans doute un débat entre nous. Il ne sera ni passionné ni passionnel, mais constructif.

Toulouse 2014 : «Ils se cherchent, nous on travaille !»

Une fois la Présidentielle et les législatives passées, nous entrerons dans la pré-campagne municipale. Prêts à conserver Toulouse en 2014 ?

Une élection municipale est toujours la rencontre entre un candidat, une liste et une population à un moment donné. Il ne faut donc être sûr de rien ! La nouveauté, c’est que nous aurons cette fois-ci un bilan à défendre, en n’oubliant pas de nous projeter vers l’avenir. Aujourd’hui, l’action de Pierre Cohen est parfois difficilement perçue, car il y a énormément de choses qui ont été mises en place. Il a fait le choix de l’investissement, on le voit notamment avec les travaux du tramway, ou avec la rue Alsace-Lorraine. J’ai envie de dire aux Toulousains : «Ne jugez pas Pierre Cohen aujourd’hui. Attendez de voir le Toulouse qu’il vous dessine. Attendez 2014 !» Et puis, soyons rassurés, il n’y a pour l’instant personne à droite. Ils se cherchent, nous on travaille !

Etre le patron de la Fédération d’un parti qui a tous les pouvoirs dans ce département, n’est-ce pas compliqué ?

Forcément mais le parti n’est propriétaire de rien. Ce sont les électeurs qui ont fait le choix de Pierre Cohen à la Mairie de Toulouse, de Pierre Izard au département et de Martin Malvy à la région. Ce qui reste complexe, c’est de permettre à ces collectivités de travailler ensemble, et surtout que nos militants puissent être les premiers ambassadeurs du travail des élus.

Propos recueillis

par Thomas Simonian



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