Le groupe «Toulouse Métropole d’Europe» lance les municipales

2014, le match est lancé à droite et au centre

Le 17 juin dernier Jean-Luc Moudenc devenait député de la Haute-Garonne. De cette élection, l’ancien maire de Toulouse pense en retirer une légitimité de fait qui l’imposerait comme future tête de liste de la droite et du centre aux prochaines municipales de 2014. Le 25 juin le groupe municipal «Toulouse Métropole d’Europe» du trio Déqué/Bouscatel/Chollet organisait une conférence animée par notre politologue maison Stéphane Baumont, afin d’analyser nationalement mais surtout localement les dernières échéances électorales (présidentielle puis législatives). C’est la présidente du groupe d’élus, Marie Déqué, qui introduit ce débat public en signalant l’importance «d’une reconstruction du centre car notre ville adhère à ces valeurs-là», mais surtout en ouvrant un débat pour le moins stratégique : «Pouvons-nous gagner 2014 avec une liste autonome ou pas ?» Une question posée devant un public qui comptait notamment la garde rapprochée de Jean-Luc Moudenc, avec  les conseillers régionaux Laurence Arribagé et Sacha Briand. Stéphane Baumont commence son exposé par les conséquences et les enjeux nationaux : «Avec cette élection présidentielle, nous n’avons pas là d’état de grâce, et pour cause, nous sommes dans un état de crise. Concernant les élections législatives, il n’y a pas eu de dramatisation de l’enjeu ni par le Premier Ministre Ayrault ni par le président Hollande. Or, je pensais que l’UMP pouvait renverser la vapeur en parlant de cohabitation. Mon sentiment est que la droite et le centre ont eu peur face à la gravité de la situation…» Puis vient le moment d’aborder la situation locale pour le politologue toulousain : «Ces élections seront le premier rendez-vous de contestation vis-à-vis du pouvoir en place depuis l’élection de François Hollande. Il y aura donc une chance historique de reprendre Toulouse.» Mais si une reconquête était possible, cela se ferait-il sur la base d’une ou de deux listes ? Une plus UMP (celle de Jean-Luc Moudenc) et une autre plus centriste (avec un leader encore à déterminer, même si beaucoup d’indices nous amènent à penser que François Chollet semble émerger). Stéphane Baumont pense que la présence de deux listes, avec un contrat de confiance entre elles, pourrait être une idée gagnante : «C’est l’électeur qui décidera de la place de chacun entre les deux tours, à travers une primaire puis une fusion de listes qui permettront un large rassemblement.» C’est ce moment-là que choisit l’invité surprise, le nouveau député Moudenc, pour faire son apparition et prôner, lui, l’union dès le premier tour : «Je viens de gagner une élection par la division de la gauche. Ne faisons pas cette erreur ! Tournons la page de nos querelles internes ! Nos divisions sont derrière nous, 2014 ne dépend que de nous.» La réplique a été immédiate du côté de Marie Déqué : «Cette ville ne se ressent pas UMP, or c’est la présidence que tu portes localement. Ne restons pas cantonnés à l’idée d’une liste.» Le match des municipales a donc démarré malgré le résultat des dernières législatives. La rentrée devrait être agitée entre Jean-Luc Moudenc et François Chollet… A suivre.

Thomas Simonian



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.