Le centre uni, Eric Gautier en porte étendard

Eric Gautier

Si pour Eric Gautier, le candidat de l’Union du Centre, « cette campagne est une réelle caricature qui entraînera une forte abstention », elle lui permettra de proposer une alternative au débat PS/UMP. Car « même si François Bayrou n’a obtenu que 9% des suffrages sur la circonscription, l’opposition est actuellement en totale recomposition pendant que nous, au centre, nous nous unissons pour obtenir le glissement des voix de droite sur notre candidature ». Il vise ainsi les 12.5% pour ce premier tour des législatives. Pour lui, Christophe Borgel et Elisabeth Pouchelon sont de « fausses têtes d’affiche » qui confortent sa légitimité : « je suis le seul à bénéficier d’un ancrage local puisque j’étais candidat aux dernières municipales à Portet-sur-Garonne (44%) ainsi qu’aux cantonales de 2008 (42%). » Cette proximité pourrait jouer en sa faveur, d’autant plus que l’homme est connu dans le secteur pour ses actes d’opposition. Il avait fait annuler les comptes 2005 et le budget 2006 de la ville de Portet-sur-Garonne suite à un « manque de clarté » de ces derniers : « je mets le doigt là où ça fait mal. Je dénonce et veux redonner à la fonction de député son rôle premier ». Par une « opposition constructive » mais non systématique, Eric Gautier entend bien exercer un contrôle à l’Assemblée Nationale.

Mardi dernier, le candidat centriste exposait, dans un guide de propositions, ses 28 engagements pour sa circonscription. En priorité, l’emploi et plus particulièrement ceux que pourrait générer le projet de studio de cinéma sur la base de Francazal dont l’installation, suivant celle de l’Oncopôle, permettrait de « sortir du tout aéronautique. » Puis les finances publiques, qu’il pense assainir en simplifiant les échelons des collectivités territoriales et en regroupant les intercommunalités pour en réduire les coûts. Eric Gautier souhaite également relancer les projets de bus en site propre entre l’Oncopôle et la gare de Portet-sur-Garonne et soutiendra le rétablissement de la police de proximité proposé par la gauche. Et quand justement, le PS s’affiche avec des soutiens tel Martine Aubry, du côté centriste la chose s’avère plus délicate : « La recomposition du centre est en train de s’effectuer au niveau local, il faudrait alors que F. Bayrou, H. Morin et JL. Borloo viennent tous les trois. »

Séverine Sarrat



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