[EDITO] Le Capitole a des modèles. Pas ceux qu’on croit !

Thomas SimonianEn 2007, la voisine Bordeaux a été inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. En 2010, idem pour le phare de la « Petite Toscane », Albi. Même si crise oblige, la fréquentation s’est tassée cette année, ces deux cités ont connu un réel « boom » touristique et donc économique grâce à cette reconnaissance. En 2012, la capitale tarnaise a même attiré plus de 800 000 visiteurs … Espagnols, anglais, allemands, belges, et étrangers venus du monde entier, ont donc découvert Albi grâce au label « UNESCO. » Ces deux exemples semblent avoir retenu l’attention d’un certain Jean-Luc Moudenc qui a annoncé mardi dernier sa volonté «  de valoriser le patrimoine de la ville en lançant un plan ambitieux et cohérent, avec pour objectif de décrocher d’ici une dizaine d’années un label Unesco. »

Volonté de laisser une trace ?

Il a été parfois reproché à JLM entre 2004 et 2008 (son premier passage au Capitole) d’avoir manqué de vision et de ne pas avoir laissé une trace dans la ville. Celui qui est redevenu maire a digéré les critiques et les manques de sa première expérience d’édile. Fidèle à l’esprit baudisien, on pourrait penser qu’il puise son inspiration chez ce mentor. Que nenni ! Le maire semble plutôt analyser avec attention ce qui s’est passé ces dernières années de l’autre côté de la Garonne, et sur les bords du Tarn. Et si Alain Juppé et Philippe Bonnecarrère étaient finalement ses véritables gourous ? Ces deux-là ont su transformer leur ville de fond en comble, mais surtout ont su fédérer un électorat autour de leurs noms et de leurs réussites, non pas autour des seuls carcans politiques. Juppé et Bonnecarrère ont donc aussi un point commun : Le label UNESCO. La direction est donc tracée pour le premier magistrat toulousain… Devenir un maire fédérateur et laisser une trace. L’inspiration est là, mais le plus dur reste à faire. Alain Juppé et Philippe Bonnecarrère ont su imposer leur savoir-faire sur la durée, et aujourd’hui le temps politique devient de plus en plus court. L’électeur de plus en plus exigeant. De plus en plus zappeur. Y compris pour l’échéance municipale, qui était jusqu’ici préservée. L’ambition du label UNESCO a donc dans tous les cas un double intérêt ; un cap est fixé sur la durée, et cela nous permet d’en savoir un peu plus sur la ligne politique qui guide Jean-Luc Moudenc. Nous connaissons même maintenant ses modèles.

Opé crowdfunding

Afin de libérer l’information dans cette ville, et de garantir ainsi l’indépendance de toute une rédaction, nous avons besoin de vous. C’est dans ce sens que nous avons lancé une opération de financement participatif via la plateforme « Pick and boost ». Rendez-vous sur pickandboost.com pour en savoir plus. Merci de votre soutien !



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.