Laurent Hénart «Notre objectif, ce sont les municipales»

Le n°2 de l’UDI (Union des Démocrates Indépendants), le Lorrain Laurent Hénart, était en terres toulousaines le 13 décembre dernier pour définitivement «mettre sur orbite» le courant centriste. C’est en plein cœur du marché Victor Hugo, accompagné de Jean-Jacques Bolzan (secrétaire départemental du Parti Radical) et de Jean-Luc Rivière (conseiller régional), que le fidèle lieutenant de Jean-Louis Borloo nous a accordé un entretien à l’heure de l’apéritif. Important au moment où certaines langues annoncent comme proche la candidature de Christine de Veyrac aux municipales… Hollande, la crise, la droite et Toulouse. Laurent Hénart monte le ton, avec la volonté de confisquer à l’UMP son leadership d’opposant.

 Comment jugez-vous la politique menée par le gouvernement Ayrault ?

Depuis six mois, ce gouvernement navigue complètement à vue. Il crée toujours plus d’impôts, avec pour résultante moins de pouvoir d’achat pour les Français, moins de compétitivité pour nos entreprises et toujours plus de chômage. Il ajoute à cette politique une communication ponctuée de reniements et de revirements perpétuels sur par exemple le traité européen, la TVA, la CSG, le mariage pour tous… Autant de changements de direction posent maintenant un problème moral. Cela fait du mal à tout le monde et favorise les extrêmes.

Votre regard sur les déchirements à l’UMP ?

Cela confirme que toutes les familles de la droite et du centre, toutes porteuses de valeurs diverses, ne peuvent pas se retrouver dans un seul et grand parti verrouillé et discipliné.

D’où la création de l’UDI ?

Nous avons su très tôt qu’il fallait aller vers l’autonomie. L’UDI est indépendante, clairement dans l’opposition à la gauche mais différente de l’UMP. Nous sommes des humanistes, des laïques, des républicains sociaux et des européens convaincus. Nous pensons qu’il ne faut pas faire peur au pays et que nous devons bannir le repli sur soi. L’UDI est là pour parler en vérité aux Français.

« Jean-Louis Borloo suit de très près ce qui se passe à Toulouse »

Quelle est la priorité électorale de votre parti ?

Notre objectif, ce sont les municipales. Il n’y a pas de grand parti sans racines… Et ici à Toulouse, surtout lorsqu’on entend ce qui se dit sur la majorité et son maire, tout est possible pour l’UDI ! Toulouse est une de nos priorités. Je fais donc un appel à tous les citoyens qui veulent que ça change à Toulouse en leur disant que l’UDI est leur parti, leur maison. Il faut qu’ils viennent ! Nous allons incarner ensemble la nouveauté en politique.

A Toulouse, pensez-vous que la reconquête se fera par le centre ?

Clairement, et à Toulouse comme dans tout le Sud-Ouest d’ailleurs. Ici on est modéré, ouvert, républicain et attaché aux valeurs laïques et humanistes. La reconquête de Toulouse passe donc clairement par l’UDI. Nous allons être à Toulouse les fers de lance de l’opposition, comme nous souhaitons le devenir sur toute la France. Jean-Louis Borloo suit de très près ce qui se passe à Toulouse.

Comme choisirez-vous le leader pour les municipales ?

Pour les villes de moins de 10 000 habitants, la décision sera locale. Pour les autres, elle sera nationale mais avec une consultation préalable de la fédération. On fera avec le terrain, avec les militants. Toulouse sera un enjeu particulier et pour l’UDI ce sera un symbole fort.

C’est un message lancé à vos amis toulousains de l’UMP ?

Maintenant les choses sont dites, non ? On ne va pas les laisser tout seuls, qu’ils se rassurent (rires)…

Que va-t-il se passer dans les départements et les régions ?

Nos statuts prévoient très clairement la constitution de groupes UDI dans toutes les assemblées représentatives. Nous avons créé un groupe à l’Assemblée et nous y travaillons au Sénat. Maintenant il faut que cette logique descende dans les régions et les départements. Il nous faut des groupes qui portent notre message.

 

Thomas Simonian

Le Nouveau Centre choisit Jean-Pierre Albouy

La semaine dernière, les militants hauts-garonnais du Nouveau Centre, l’un des piliers de l’UDI, ont élu Jean-Pierre Albouy comme nouveau président de leur fédération (la place était vacante depuis le départ du conseiller régional Laurent Cuzacq). Ce dernier s’est adressé aux votants à l’issue du scrutin : « Nous serons les fers de lance d’un renouvellement électoral. Je crois en l’avenir de notre mouvement et de l’UDI. »



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