Laurence Massat «Il faut savoir s’imposer»

35 ans

Parti Radical Valoisien – Envisage d’être candidate aux élections législatives sur la 3ème circonscription

Personnalité politique l’ayant le plus marquée : Simone Veil

Femme d’action, dynamique, militante dans l’âme, cette ancienne directrice de cabinet de Philippe Douste-Blazy au «Grand Toulouse», aujourd’hui dans le privé, a déjà participé à la liste de Jean-Luc Moudenc aux dernières municipales, et à celle de Brigitte Barèges aux régionales de 2010. Aujourd’hui au Parti Radical de Jean-Louis Borloo, elle souhaite passer un cap, avec une idée précise de ce que doit être un élu : «Je ne conçois pas la politique comme un métier.»

Comment expliquer cette passion pour la politique ?

J’avais envie de m’investir, cela me tenait à coeur, mais je n’en avais jamais eu l’occasion. Et après plusieurs expériences professionnelles dans le privé à Londres et Paris, je suis revenue à Toulouse en 2004, et la première chose que j’ai faite a été d’adresser un courrier à Philippe Douste-Blazy que je ne connaissais pas, en lui proposant mes services. Il a lu mon courrier, m’a reçue, a été sensible à mon profil particulier, et m’a proposé de devenir son directeur de cabinet à l’agglo. Cette expérience m’a vraiment donné le goût de l’action publique, et l’envie de passer de l’autre côté de la barrière.

Et donc, juste après cette expérience professionnelle, vous avez décidé de vous engager politiquement ?

Oui en étant candidate sur la liste de Jean-Luc Moudenc aux municipales. J’ai compris à ce moment-là qu’il fallait savoir s’imposer. Qu’il ne suffisait pas de vouloir, et de penser que l’on pouvait apporter quelque chose, pour être investie sur une liste. Malgré la défaite, je me suis régalée. J’adore les campagnes, aller au contact des gens, sur les marchés, tracter etc. Ensuite, j’ai été chargée de l’animation du projet pour la campagne des régionales, et j’ai souhaité être candidate sur la liste, car les sujets traités au Conseil régional sont proches de ceux que j’avais connus au «Grand Toulouse» : développement économique, enseignement supérieur et recherche, grands projets, etc. Cette campagne m’a confortée dans mon désir de politique.

Aujourd’hui vous êtes au Parti Radical ?

Oui car je ne me reconnais pas dans la dérive droitière de l’UMP. Et je n’apprécie pas non plus le côté «caporaliste» de ce parti. Je me sens bien maintenant au Parti Radical, un mouvement ancien qui a gardé sa liberté de parole et de ton.

Vos ambitions personnelles ?

J’ai répondu à l’appel des partis du centre (Parti Radical, Nouveau Centre et Gauche moderne) pour les prochaines législatives sur la troisième circonscription. Nous avons besoin de femmes, de renouvellement, d’un nouveau souffle en politique, et de réincarner ce centre droit qui fait tant défaut. Et puis je conteste le côté suiveur obligatoire des députés UMP.

Ce n’est pas un peu «gonflé» de défier Jean-Luc Moudenc ?

Mon objectif n’est pas de le faire perdre. Je ne vois pas de problème ! Les électeurs ont besoin de pluralité. Mais c’est vrai qu’il y a un enjeu pour Jean-Luc Moudenc. S’il devient député, il aura une grosse légitimité pour être tête de liste aux municipales. S’il perd, il sera sans doute «bousculé.»



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le temps imparti est dépassé. Merci de saisir de nouveau le CAPTCHA.