La semaine prochaine nous saurons s’il est candidat aux législatives ; Alain Fillola «Nous connaissons le candidat d’EELV, pas celui du PS»

Alain Fillola

Le nom du maire et conseiller général PS de Balma revient sur toutes les lèvres lorsque l’on aborde les prochaines élections législatives (lire notamment dans nos colonnes le «Match politique» entre Jean-Luc Moudenc et François Simon). Mais Alain Fillola ne dévoilera ses intentions qu’à partir de lundi prochain. Lançons les paris ! L’occasion pour nous de le rencontrer dans son bureau de la mairie de Balma, d’y aborder la Présidentielle (il a en charge la campagne de François Hollande sur la troisième circonscription), son action dans sa ville et… vous savez quoi.

Comment appréhendez-vous cette dernière ligne droite de la campagne ?

La mobilisation et la détermination des militants est très forte. Pour la première fois, depuis peut-être 1995, nous avons le sentiment qu’il y a une victoire possible. Et il y a aussi une grande considération, une certaine admiration pour François Hollande, et pour la manière dont il a mené cette campagne. Ceci étant dit, une élection n’est jamais gagnée par avance. Jusqu’au dernier moment, nous devons rester mobilisés. La victoire se fera sans doute «dans un mouchoir de poche», car la France est ainsi faite. Mais j’y crois avec force, car la dynamique est du côté de François Hollande et je ne vois pas la catastrophe ou l’événement qui pourraient faire «basculer» cette élection.

Nous n’avons pas été surpris de l’écart entre François Hollande et Nicolas Sarkozy dans notre région. Vous non plus ?

Midi-Pyrénées et la région toulousaine votent traditionnellement à gauche, et plus particulièrement pour la gauche socialiste. C’est un vote fort ! Ceci est dû à la culture locale, à une tradition électorale qui est renforcée par des politiques publiques menées par nos collectivités. Si le Parti Socialiste est ici si fort c’est qu’il a aussi un réseau d’élus fort bien organisé.

Vos opposants disent que c’est un système…

Ils font leur boulot d’opposant mais moi je crois en la qualité des hommes et des femmes qui assument des responsabilités, et en particulier ceux et celles qui sont des élus locaux. Ils sont pleinement investis.

Vous êtes maire de Balma, nous pouvons donc analyser les résultats de la Présidentielle pour ce premier tour dans votre ville. Nicolas Sarkozy, François Hollande et François Bayrou y ont réalisé des scores au-dessus de leur moyenne nationale. Les Balmanais votent-ils plus utiles qu’ailleurs ?

Ce vote correspond à la sociologie de Balma, avec une très légère avance pour Nicolas Sarkozy. J’aurais bien entendu aimé voir le vote Hollande passer en tête, mais je me réjouis tout de même de ce résultat car il y a cinq ans, l’écart entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal était de plus de six points. Il est ramené cette fois-ci à un point. Ce vote est aussi le résultat des politiques publiques que nous menons et que je mène sur Balma. Nous sommes un exemple en termes de logement social, de développement durable, d’accessibilité pour les handicapés, de transports en commun… Et je pourrais multiplier les exemples.

Pourtant votre opposant numéro un, Vincent Novès, disait dans nos colonnes la semaine dernière qu’«il y a de plus en plus de mécontents à Balma»…

Contrairement à ce que dit l’opposition, les Balmanais sont plutôt satisfaits de la gestion de leur ville. Et c’est pour cela que je suis réélu plutôt facilement à chaque élection. Ces propos sont donc ceux d’un opposant traditionnel et je les prends pour ce qu’ils sont. J’adore le mandat municipal, et nous avons dans cette ville des enjeux qui me permettent de me projeter au moins pour le mandat suivant avec certitude.

Votre nom est très souvent cité pour les prochaines élections législatives sur cette troisième circonscription. Votre décision concernant votre candidature est-elle enfin prise ?

La question des législatives se posera dès lundi prochain. Je répondrai alors tranquillement à votre question. Mais aujourd’hui, je suis le «nez dans le guidon» dans le cadre de la campagne de François Hollande. Il faut qu’il soit élu président de la République ! Ceci dit je suis très flatté que mon nom puisse circuler… Cela veut dire que je suis pris en considération par un certain nombre de personnalités, y compris même par des adversaires politiques. Cela flatte mon égo (Rires) !

Pas d’annonce donc ?

Un peu de patience. Mais nous connaissons le candidat de l’UMP, celui d’Europe Ecologie Les Verts ou du Front de Gauche, pas encore celui du centre ou celui du PS…

Propos recueillis

Thomas Simonian



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